mercredi 17 mars 2010

Mickey 3d et Benjamin Biolay live : La Superbe Grande Evasion

Deux concerts en une semaine, ça faisait bien longtemps que ça ne m’était pas arrivé.
D’abord Mickey 3d à Blois, puis Benjamin Biolay à Joué les Tours.

Cherchez pas un rapport entre les deux artistes, y’en a pas. C’est juste une coïncidence de calendrier qui fait que ces deux mecs que j’aime bien se retrouvent à zoner ensemble dans la Loire Valley.

Aucun rapport musical donc entre les deux, mais néanmoins deux très bons concerts.

Mickey est costaud, pas très grand, sent bon la province stéphanoise et respire foot.
Benjamin est très grand, ramollo, sent l’évadé des salons VIP parisiens enfumés et respire basket NBA.

Mickey écrit concis, imagé, décalé, rigolo, socialo, développement durable,
Benjamin écrit émotion, spleen, romantique, amours déçues.

Mickey parle beaucoup entre les chansons, anecdotise, balance des vannes,
Benjamin remercie, remercie encore et s’excuse de remercier.

Mickey joue rock, guitares, basse et batterie
Benjamin joue nappes de synthés, claviers, guitare hurlante et gémissante.

J’imagine Mickey se foutre gentiment de la tronche du parisien snob qui se la pète.
Je vois bien Benjamin mettre le stéphanois dans le même saladier que les Bénabar et autre Zazie, symboles de la chanson française qu’au moins ça veut dire quelque chose.

Je les imagine très bien n’ayant rien à se dire, deux mondes différents.

Seuls points communs sur scène : une nana multi instrumentiste et choriste et une scie musicale (non, j’ai pas dit que les nanas sont des scies musicales. D’abord, celles-là, de filles, elles ne sont pas québécoises !). Différence quand même ; chez Mickey la scie est traditionnelle plouc, du style Stanley de chez Bricorama. Chez Benjamin, elle est version synthé snob de chez Moog.

Mickey, je l’ai aimé tout de suite, dès les premières écoutes d’ « il faut que je respire » mais c’est resté assez superficiel quand même. Je ne me languis pas dans l’attente de son nouvel album. Mais je jubile quand il commence son concert par Playmobil dédié à notre nain national, qu’il enchaine avec 1988 et ses espérances déçues. On a la mélancolie gaie avec Personne n’est Parfait. Mickey rend heureux et positif.

Alors il parait qu’un jour comme ça, on va mourir,
comme ça, on va partir, ne plus se réveiller,
de notre corps se détacher.
Et on sera tout nu, on aura un peu froid
on se sentira seul, un ange viendra nous réchauffer.
(Personne n’est parfait - Mickey 3D – La Grande Evasion – 2009)

Benjamin, il m’a d’abord profondément ennuyé (je suis gentil) et puis un jour, à la télé, j’ai vu un concert et j’ai accroché. Je me suis dit qu’il y avait un truc qui couvait. Et ça a explosé avec « la superbe ». Cet album est grandiose. Tellement grandiose qu’il aurait pu échapper aux Victoires de la Musique au profit de la dernière purge de Garou ! Lisez les textes, sauf si vous êtes en état pré-dépressif. Plongez vous dans les échanges de mails de Brandt Rhapsodie, dans la lettre à son fils dans Ton Héritage, Gainsbarisez-vous dans Padam, Bashungisez-vous dans La Superbe….

On reste dieu merci à la merci d’un nembutal,
Du plafond décrépi qu’on observe à l’horizontale.
Le soleil est parti la neige tombe sur les dalles
Quelle aventure, quelle aventure !
(La Superbe – Benjamin Biolay – La Superbe – 2009)

Deux concerts, deux belles soirées, la tête dans les étoiles, les jambes sur coussin d’air, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi léger (lol).
Allez les voir !
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mercredi 10 février 2010

Buller sous la Bulle à Center Parcs

Après deux semaines de temps bien neigeux et de températures négatives, quoi de plus agréable que de rentrer dans une bulle géante, sorte de paradis aquatique artificiel, avec de l’eau à 30°, des vagues, des rivières tumultueuses, dans un décor subtropical. Tout ça à 1h30 de chez nous, en pleine forêt solognote. C’est ce que propose Center Parcs à ses visiteurs.
Nous avions décidé d’y regrouper toute la petite famille pour un week-end, histoire de basculer joyeusement dans cette année 2010 en maillot de bain ; parenthèse de vacances d’été au milieu de l’hiver hostile.

On n’a pas été déçus, même si le parc était bondé et l’accès aux piscines délicat en période de pointe. Les enfants ont pu, en plus de la piscine, goûter à des plaisirs nouveaux. Joachim était fier sur son poney blanc tacheté marron.
Gabrielle a chevauché avec maestria une poule récalcitrante qui ne picorait pas du pain dur, contrairement à une de ses chansons favorites qu’elle ne manque pas de chanter dès qu’elle est assise confortablement dans sa poussette ou son siège auto.

En plus, il y avait un spectacle avec un prince charmant et un bonhomme de neige qui avait peur de fondre. Il fallait trouver le collier magique pour arrêter l’hémorragie aqueuse. Quel suspense !

Et nous, les adultes, nous avons fait des ploufs, papoté, balladé, mangé, papoté, dormi, refait des ploufs, repapoté, reballadé, remangé, repapoté……sans oublier quand même de siester !
Bref, un bon week-end de vacances qu’on s’est promis de recommencer l’année prochaine.
Le cottage pour 8 personnes sera-t-il assez grand…….
All the leaves are brown
and the sky is grey
I've been for a walk
on a winter's day
I'd be safe and warm
if I was in L.A.
California dreamin'
on such a winter's day
(California Dreamin’ – The Mamas & The Papas – If you Can Believe your Eyes and Ears - 1965)

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mardi 19 janvier 2010

Et la Tendresse, Bourdelle !


Vous tous, TGVistes chevronnés ou voyageurs occasionnels ; vous êtes sûrement un jour ou l’autre retrouvés en carafe à Montparnasse, avec une ou deux heures d’attente dans ce grand hall de gare où il est plus facile de trouver le dernier best-seller islandais dans la vitrine du Relay que de poser une demie-fesse sur un banc de salle d’attente. D’abord, il n’y a plus de salle d’attente, toute juste une esplanade encombrée où on risque à tout moment de se faire écraser les pieds par une valise hyperactive qui cherche désespérément à dépasser son propriétaire. Dans ces conditions de désœuvrement, que faire d’autre me direz-vous, que de se payer une bière fort chère (4€ pour la boire + 0,50€ pour la pisser) ?




Et bien figurez vous qu’à quelques 200m de la gare, dans une petite ruelle toute tranquille, se trouve le Musée Bourdelle, du nom de son auguste ancien propriétaire, le sculpteur Antoine Bourdelle, qui y établit son atelier en 1885 et y mourut en 1929. Pendant cette période, Bourdelle y sculpta la majorité de son œuvre qui le rendit mondialement célèbre, dans la vague de Rodin.


Le musée, au fil des donations successives, présente maintenant une collection remarquable des œuvres principales de Bourdelle. Mais c’est surtout « l’ambiance » qui m’a particulièrement impressionné. Une fois passé le guichet d’entrée (8€), on perd l’impression d’être dans un musée. En fait, on vient rendre une visite au sculpteur, dans sa superbe bâtisse en briques rouges. Dans les cours intérieures, sur la galerie et les terrasses sont installées des sculptures, comme par exemple l’extraordinaire « Héraclès archer » qui ornait la couverture de tous mes cahiers d’école (sans doute aussi les vôtres si vous êtes nés dans les fifties) et dont la musculature et la virilité me laissaient (me laisse encore) rêveur.




Vous pénétrez ensuite dans l’atelier, sur la pointe des pieds tellement vous avez peur de déranger l’artiste. Il est absent mais l’impression qu’il peut venir vous surprendre à tout moment est, elle, bien présente. C’est superbe. Je prendrais bien une petite boulette de Play-Doh orange pour modeler sur le champ un clone de Casimir que je placerais subrepticement (j’adore ce mot) sur une étagère à côté de la poitrine ébouriffante de la superbe dame dont malheureusement Bourdelle n’a sculpté « que » le buste.

Il reste alors à visiter le grand hall et ses statues monumentales. Le cheval du Monument au général Alvear est tellement immense que Sarko grimpé sur les épaules de Shaquile O’Neall pourrait passer dessous sans lui toucher les testicules avec le dessus de la tête. C’est dire !

Alors, c’est promis, le prochain coup que vous glandez à la gare Montparnasse, vous choisissez Bourdelle, OK ?


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dimanche 3 janvier 2010

Bonne Année 2010


Joachim et Gabrielle vous illustrent mes meilleurs voeux de Bonne Année 2010.



Pas la peine de vous faire un dessin....



...2010, ça ne sera pas du gâteau....



...Plongez donc tout de suite dans le bain et
prenez les choses en main,
à pleines dents
et avec le sourire....



...Suivez le train de la vie,
en prenant soin de choisir
les bons aiguillages !

Bonne année 2010 !

All is quiet on New Year's Day
A world in white gets underway
I want to be with you,
Be with you night and day
Nothing changes on New Year's Day
(New Year's Day - U2 - War)


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mardi 22 décembre 2009

Malte 2009 - Part 2 - Magic Buses

Si vous deviez visiter l’ile de Ré en août, ça ne vous viendrait pas à l’idée de louer une voiture.
Et bien pour Malte c’est pareil.
La voiture ne sert à rien, sauf pour celles et ceux qui rêvent de passer des heures à 4 dans un habitacle surchauffé de Fiat Uno.
Ca coûte moins cher qu’une heure de sauna mais à part ça, je ne vois pas trop d’autre avantage.
Le moyen de transport, c’est le bus.
Pratique et pas cher.
Evidemment, c’est pas toujours simple de trouver son chemin mais globalement, ça va.
Le bus est facilement repérable, il est jaune sur l’ile de Malte et gris sur celle de Gozo.

Si on ne sait pas trop comment faire, c’est pas compliqué ; on prend un bus qui va à La Valette.
Il arrive obligatoirement sur la grand place se trouvant à l’entrée de la citadelle.
Au milieu de cette place ronde s’élève une superbe fontaine où tous les bus rejoignent leur arrêt, organisés en cercles concentriques.
Vous n’avez plus qu’à chercher sur le plan le n° de votre bus
et jouer à qui « qui le trouve le premier ».

Ne pas oublier quand même de jeter un œil sur ce qui constitue certainement une des plus belles collections de bus encore en état de marche (si on veut).
Beaucoup d’entre eux sont des bus anglais datant du temps où Malte était dans le Commonwealth. Ils ont survécu à l’indépendance, déclarée en 1964.

L’intérieur est sommaire.
Pour signaler qu’on veut descendre, il faut tirer sur une ficelle actionnant une cloche.
Very old style, isn’t it ?
En tout cas, ces bus sont pratiques et aussi indispensables aux touristes vadrouilleurs qu’aux locaux pour aller au boulot ou faire leur shopping.
C’est sûrement le seul endroit de l’ile où toutes les composantes de la population se mélangent…où plutôt s’entassent !

Every day I get in the queue (Too much, the Magic Bus)
To get on the bus that takes me to you (Too much, the Magic Bus)
I'm so nervous, I just sit and smile (Too much, the Magic Bus)
Your house is only another mile (Too much, the Magic Bus)
Thank you, driver, for getting me here (Too much, the Magic Bus)
You'll be an inspector, have no fear (Too much, the Magic Bus)
I don't want to cause no fuss (Too much, the Magic Bus)
But can I buy your Magic Bus? (Too much, the Magic Bus)
(The Who – Magic Bus – 1968)

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samedi 5 décembre 2009

Berlin, c'est fini.


De retour à Berlin, une nouvelle fois, mais aussi sans doute définitivement la dernière, en tout cas dans le cadre du boulot. Passer la main, c’est pas facile, même si le départ se fait dans de bonnes conditions. Je retrouve donc « ma » Potsdamer Platz une dernière fois, avec le même temps pluvieux qu’en Touraine, mais quelques degrés en moins. Sous le toit géant du Sony Center, les petites cabanes d’un marché de Noël sont en construction. L’odeur des saucisses et du vin chaud à la cannelle va prendre le dessus pour un bon mois et demi.

N’ayant pas beaucoup de temps, je décide de « boucler la boucle » en retournant sur le Kurfurstendamm, la grande avenue commerciale de Berlin Ouest, avec tous ses commerces de luxe et surtout le célèbre KaDeWe, équivalent berlinois de nos Galeries Lafayette.
Je n’étais pas revenu là depuis ma première visite, en 2001 je crois.
En fait, rien n’a vraiment changé ici. On retrouve cette église bombardée en 1943 par les alliés. C’est l’église dédiée à l’Empereur William 1er. Toujours très réalistes, les allemands lui donnent maintenant le nom de « la dent creuse ». Plutôt que de la restaurer, il a été décidé d’en faire un musée du souvenir. Un nouveau campanile et une nouvelle église ont été construits et inaugurés en 1961. C’est l’œuvre de l’architecte Eigon Eiermann. L’intérieur est somptueux avec ses 20.000 blocs de verre bleu disposé dans chacun des « carrés » visibles de l’extérieur, tout droit venus de Chartres.

Autre œuvre symbolique sur ce boulevard, la sculpture des époux Matschinsky-Denninghoff. Installée bien avant la chute du mur, elle est pour moi le symbole de la volonté de réunion des deux Allemagne. Construite en acier, symbole de la puissance industrielle de l’Allemagne, ses bras tentaculaires partant de part et d’autre de l’allée piétonne (qui pourrait représenter le mur), trouvent dans les airs la force de s’entrelacer pour ne faire qu’un. Belle histoire.

Voilà, mon histoire berlinoise se termine là, sur ce nouveau symbole mystérieux.
C’est un néon bleu incrusté dans le pavé mouillé de la Potsdamer Platz.
Un « slash » et un point.
Double ponctuation pour bien montrer que l’histoire est finie.


Voilà c'est fini
Aujourd'hui ou demain
C'est l'moment où jamais
Peut-être après demain
Je te retrouverai.
(Voilà, c’est fini – Jean Louis Aubert – Bleu, Blanc, Vert – 1989)

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jeudi 19 novembre 2009

Mon Royaume pour un Cheval

On savait tous que Gabrielle était une nageuse en devenir,
adepte de la plongée sous la douche et des battements de jambes dans le bain.
Nous savons maintenant qu’elle a adopté un nouveau sport : l’équitation.
Elle en a parfaitement adopté les techniques de base.


Tout d’abord, une fois le cheval sorti de son box, le seller en vérifiant bien que la selle est parfaitement fixée pour ne pas blesser le cheval et pour éviter les chutes intempestives.



Une fois montée sur le cheval, miss Gaby lance celui-ci au galop.
Vous remarquez le clin d’œil furtif au photographe.
Les cheveux dans le vent et dans les yeux,
c’est quand même plus agréable qu’avec l’affreux chapeau noir
qu’on appelle une bombe, allez donc savoir pourquoi.
On ferait mieux d’appeler ça un boulet.



Maintenant, le cheval est lancé,
il faut se mettre en position de recherche de vitesse,
baisser ses appuis et courber l’échine,
comme Lance Armstrong sur un contre-la-montre.



Enfin, arrive l’obstacle,
il faut se redresser et tirer très fort sur les rênes.
Vous constatez que le cheval répond parfaitement à la demande de Gaby
et se dresse sur ses antérieurs.
C’est-y pas beau l’équitation !
Surtout quand il n’y a pas besoin de ramasser les crottes !

That's the way it's gonna be, little darlin'
We'll be riding on the horses, yeah
Way up in the sky, little darlin'
And if you fall I'll pick you up, pick you up
You will grow, and until you go
I'll be right there by your side.
(Horses - Rickie Lee Jones – Flying Cowboys – 1989)


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dimanche 8 novembre 2009

Et j'entend siffler le train

La semaine dernière, nous passions un examen important :
allions nous arriver à assumer la garde de Joachim et Gabrielle EN MÊME TEMPS ?
Nous avions fait une bonne préparation et pris bien évidemment
tous les deux des congés pour relever cette mission.
Dimanche soir, le départ des parents est diversement perçu.
Du côté de Gaby, pas de problème ; « au revoir, au revoir »
par la fenêtre et on n’en parle plus,
l’insouciance du jeune âge, sans doute.
Par contre pour le Jojo, c’est pas pareil.
Au début c’est sympa de rester chez Papy-Mamy et puis dès que les feux rouges arrières de la voiture ont quitté l’horizon, la prise de conscience arrive :
« je suis triste que mon Papa et ma Maman sont partis ».
La tristesse reviendra de temps en temps, surtout quand les Papy-Mamy en question
ne veulent pas laisser le Jojo mener la maison selon son bon vouloir.



La maison est bien entendu remplie de jouets, les parents ont tellement peur
que les enfants en manquent !



Mais le jouet préféré des deux, pas de bol, c’est le petit train en bois perché sur la cheminée.
Nos petits enfants adorent les trains !
C’est Grand Papy Pierre que va être content,
il va pouvoir en raconter des histoires de roulant !
Alors, Joachim prend d’abord une position un peu élevée
pour que Gaby ne puisse pas atteindre le Graal : elle aimerait tant accrocher un wagon !



Puis Joachim descend pour faire rouler le train sur le fauteuil, et là,
on voit bien que Gabrielle meurt d’envie de faire tchou-tchou et de prendre la loco en main.



Il suffit finalement d’être patient,
d’attendre que le chauffeur de la loco soit un peu fatigué
pour prendre les choses en main.
Que c’est bon ! La Gaby en bave de joie !

Roll on, Southern Pacific
On your silver rails
On your silver rails
Roll on, Southern Pacific
On your silver rails
Through the moonlight.
(Southern Pacific – Neil Young – Re ac tor - 1981)



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mercredi 28 octobre 2009

Pourquoi Malte? Et pourquoi pas ? - Part 1

Pourquoi Malte ? Et pourquoi pas, répondais-je à chaque fois qu’on me demandait où nous allions en vacances cet été. Et là, au mieux, je voyais poindre une moue dubitative du style « quelle drôle d’idée » ; ou au pire une réflexion du genre « qu’est ce que vous allez foutre la-bàs, y’a rien à voir ! C’est tout juste bon pour s’entasser dans un hôtel au bord de la mer et faire un coup la méduse ballotant dans l’eau au gré des vagues des jet-ski ; un coup le veau marin égaré sur une serviette en mal de bronzage ». Sans compter le redoutable « ah si, ce qu’il y a de bien, c’est les boites de nuit, il parait que c’est le nouveau paradis des nightclubbers ; mais vous avez passé l’âge !». Dès fois qu’on se serait pas rendu compte qu’on faisait maintenant partie des « seniors » !
Faut dire qu’on avait choisi Malte totalement par hasard. En fait, on avait envie d’une ile, mais pas trop loin, allez savoir pourquoi. Ca change d’envie de fraises tagada ou d’une bonne vielle rootbeer bien fraiche accompagnée de Doritos Sour Cream. Quoi que……On a donc fini par mettre le doigt sur Malte après l’avoir posé sur Madère et sur la Sardaigne. Et on s’est dit banco, au moins on aura chaud !
Pour ça, on a eu chaud ! Thermomètre bloqué entre 35 et 40 pendant nos 10 jours maltais. On aurait eu des circonstances atténuantes à rester à siroter des bières et des coca aux terrasses, mais on n’est pas comme-ça, nous ! Ce qu’on aime c’est visiter ! On a donc fait avec le soleil et on s’est baladé chaque jour, sous le regard quelquefois éberlué des locaux qui se demandaient ce qu’on pouvait bien faire dehors avec une chaleur pareille.
Nous avons été héroïques ! Rendez vous compte que j’y ai laissé 3kg !
Finalement, dans les a priori énumérés ci-dessus, quelques uns sont vrais mais globalement, c’est tout faux.
Et je compte bien vous raconter en quelques épisodes pourquoi vous devez aller visiter cette petite ile qui risque bien, un de ces jours, d’exploser de surpopulation vacancière tellement les hôtels de luxe se construisent en bordure de mer sans trop se préoccuper de développement durable ou autre vocable à la mode par chez nous. Ce que veulent les maltais, c’est faire rentrer des euros dans les caisses !

Nous avons donc fait comme tout le monde et posé nos valises dans un petit appart hôtel tout neuf, en bordure de la mer, au deuxième étage. Pas de quoi être fier vu de l’extérieur.

Par contre, il faut bien reconnaître que la vue du port au lever du soleil depuis notre terrasse, ça a quand même de la gueule.

Surtout que de l’autre côté du port ce qu’on voit de notre terrasse, c’est çà :
la ville fortifiée de La Valette.
Je suis sûr que vous avez déjà une petite envie de faire vos valises qui se fait jour,
quelque part derrière la tête…

Au dessus des capitales,
Des idées fatales,
Regarde l'océan.
Et jamais ne revient.
Voyage, voyage
(Desireless – Greatest Hits – Voyage, Voyage)

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mardi 22 septembre 2009

Viva España et Allez la France

Que dire de la prestation de nos tricolores à ces Championnats d’Europe qui se terminent dans l’apothéose pour la merveilleuse équipe espagnole qui gagne, après 6 finales perdues, son premier titre européen.
Ce titre suit un titre de Champion du Monde en 2006, une médaille d’argent en 2007 au Championnat d’Europe et une médaille du même métal en 2008 aux JO de Pékin tout juste battue par les All Stars Américains.
Viva España !
Viva Pau Gasol, le maître absolu des parquets polonais lors de cette compétition !

Mais notre équipe de France dans tout ça. Eh bien, elle revient de loin. Pensez-donc qu’il y a de cela un mois, elle bataillait avec l’Italie, la Finlande et la Belgique pour aller chercher le dernier ticket d’entrée.
Elle arrivait donc sur la pointe des pieds, négociant une première victoire pas très rassurante contre l’Allemagne. Puis une autre, toujours sans convaincre face à la Lettonie.
Elle enchainait ensuite un match très sérieux avec une victoire à la clef contre la Russie.
La qualification pour les ¼ de finale était acquise au match suivant par un 4ème succès cette fois face à la Macédoine et confirmée dans la foulée par une 5ème victoire contre la Croatie.
Restait à affronter la Grèce pour connaître le 1er de la poule, qui aurait l’honneur d’affronter en ¼ le 4ème de l’autre poule ; à priori le plus faible des qualifiés.
Sauf que dans l’autre poule, l’Espagne après un piteux démarrage du diesel, affichait déjà 2 défaites (Serbie et Turquie) et se dirigeait tout droit vers cette maudite 4ème place.
Alors, fallait-il boycotter ce match contre la Grèce et jouer à qui perd gagne ?
C’était tentant, mais cette équipe française est fière et ne veut pas avoir de regrets. Elle décide d’aller chercher cette victoire, la première contre les grecs depuis 1983 !
Ce qui devait arriver arriva.
Quart de finale contre l’Espagne, le grand favori de ce Championnat d’Europe, qui a trouvé sa vitesse de croisière.
Ca fera -20 au final.
Une horreur qui sera atténuée ensuite par la victoire en demi finale des Espagnols face aux Grecs (+18) puis en finale face à la Serbie (+22).
La France saura se remettre en route après l’humiliation ibère en allant chercher sa qualification pour les prochains Championnat du Monde (2010 en Turquie) et Championnat d’Europe (2011 en Espagne) grâce à une victoire contre la Turquie.
Pour conclure avec la 5ème place du tournoi après une dernière victoire contre la Croatie.
Le bilan : 8 victoires et 1 malheureuse défaite !
La France est la seule équipe à n’avoir perdu qu’un match : le ¼ de finale qui donne l’accès aux places de 1 à 4 et aux médailles ! Frustrant, non.

Alors, si on est de braves Jean-Jacques toujours prêts à flinguer nos petits français, surtout s’ils jouent dans la NBA - chez les ricains – on dira que c’est comme d’ab.
Qu’on est incapables de faire une médaille.
Que TP en fait trop s’il prend le match à son compte, et que c’est une daube surfaite s’il passe à côté d’un match.
Que Boris Diaw est aussi dodu qu’un Big Mac enrichi au foie gras.
Que la France, en dehors de l’Espagne, n’a rencontré que des quiches.
Que la Grèce a fait exprès de perdre.
Que la Turquie s’en foutait parce que déjà qualifiée comme pays organisateur du prochain Championnat du Monde.
Que le match contre la Croatie (le dernier) n’était qu’un simulacre de match disputé entre les deux bancs de réservistes.

Ben moi, je ne suis pas d’accord.
Je suis le benêt de service.
Je crois que le coach Collet a créé une dynamique qui va donner ses fruits dans les années à venir (pourquoi pas les JO de 2012).
J’ai vu une équipe de France qui certes, avait ses « trous d’air » incompréhensibles en attaque, mais qui avait du cœur en défense et une détermination sans faille qui lui permettait de revenir dans les matchs alors que tout semblait plié (rappelez-vous le -20 contre les turcs qui se sont transformés en +12).
J’ai vu une équipe de France capable d’attaquer une zone et capable de mettre des paniers à 3pts (4ème du tournoi à 38,1%).
J’ai vu un TP capable de faire jouer ses coéquipiers et de prendre le match à son compte quand il le fallait.
J’ai vu un Ronny Turiaf et un Flo Pietrus infatigables forteresses défensives.
J’ai vu un impeccable Boris Diaw, le couteau suisse de cette équipe.
J’ai vu l’avènement au plus haut niveau de Nico Batum et d’Antoine Diot.
J’ai vu la montée en puissance de Ali Traoré, Alain Koffi et Yannick Bokolo.
Et maintenant, j’attends 2010 et la Turquie.

J’imagine une campagne idyllique avec une équipe de France où aucun joueur majeur ne serait blessé, où Joakim Noah et Mike Pietrus seraient de retour, où Rodrigue Beaubois arriverait auréolé d'une entrée fracassante en NBA, ou Johan Petro aurait décidé de bouffer du lion.
Alors, avec cette équipe, qui bénéficiera du fond de jeu acquis cette année, on se les fait nos amis espagnols en ½ avant de prendre notre revanche de Sydney face aux USA ?

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