Loin de Gorëme et des bus de touristes, nous avons le sentiment que ce site magistral n’attend que nous. C’est vrai que depuis Urgup, direction sud, la route est longue, les panneaux indicateurs peu utiles. On a même le sentiment que les cartes routières sont fausses ! En fait pour visiter ce site, il faut simplement le mériter.
L’entrée de la vallée est très modestement payante. Le mieux est de laisser sa voiture au parking, de prendre le chemin avec son sac à dos et quelques boissons fraîches.
Tout au long du chemin, d’un côté de la vallée, puis retour de l’autre côté, 3 bonnes heures en tout, nous découvrons des églises rupestres, plus ou moins accessibles. Des moines byzantins venaient en retraite sur ces lieux. Les fresques à l’intérieur ont souvent été vandalisées mais quelques détails restent superbes.
Sur son piton rocheux trône la Kubbeli Kilise (église du dôme) avec sa coupole taillée dans la roche. On rentre, on monte, on descend dans les labyrinthes de salles dont on se demande quelles étaient leur utilisations : salle de culte ? cuisine ? réfectoire ? dortoir ? Pas de réponse ; ces lieux garderont pour nous leur magie.
Sur le chemin du retour, nous rencontrerons un berger et des enfants. Quelques familles doivent avoir investi quelques ruines et y habiter, cultivant des légumes dans la vallée et élevant des volailles pour les vendre au restaurant et à la pension situés à l’entrée.
D’ailleurs, l’ombrage des tables, la gentillesse du restaurateur, les omelettes onctueuses et les tomates fraîches du Kapadokya Restaurant nous conforteront dans l’idée qu’aujourd’hui, nous avons fait le bon choix pour la visite. Des tapis confortables sont même installés pour la sieste reconstituante à l’abri des figuiers. Mais la vie de touriste est rude qui veut que nous reprenions la voiture pour d’autres découvertes !
lundi 11 juillet 2011
mardi 31 mai 2011
Turquie 2010 – Part 6 – Gorëme, la Crème ; Uchisar la Star !
Gorëme est-elle la ville des schtroumpfs et des schtroumpettes ? On pourrait le penser quand on se trouve au milieu de ce village et que tout autour de nous, le paysage nous cloue le bec !
Des cheminées de fées habitées se succèdent, traçant des chemins dans les vallées environnantes. Des églises ont été taillées dans la roche. Une roche blanchâtre qui se colore de toutes les teintes de rose en fonction de l’éclairage du soleil. On s’attend à voir, au détour d’un chemin de rando, apparaître un lutin bleu. Mais nous ne verrons que quelques touristes muets devant le spectacle et accablés par la chaleur environnante.
Pour un « best of » de tout ce que la roche peut accueillir de chapelles, de monastères et autres habitations troglodytes, rien de tel que de visiter le Musée en Plein Air. Prendre soin d’arriver tôt le matin pour éviter les groupes de visiteurs, sinon, l’accès aux différentes salles va devenir très problématique. Ces églises byzantines sont superbes. Le peu de lumière entrant dans les pièces a permis une conservation exceptionnelle des couleurs des fresques. La Karanlik Kilise est sûrement l’une des plus belles. Mais ne ratez pas à la sortie du Musée, sur le bord de la route, avec le même billet d’entrée, la Tokali Kilise , c’est ma préférée.
Nous reprenons la route ensuite de Gorëme vers Uchisar par la vallée des pigeons.
Uchisar se profile facilement à l’horizon grâce à sa citadelle de pierre rouge, sorte de tour de Babel naturelle, creusée d’innombrables cavités. Le village, installé autour de son rocher, est tranquille et incroyablement accueillant. Les restos ombragés permettent de se refaire une santé avant d’entamer la grimpette vers le haut du rocher.
Du haut de ce phare naturel, la vue est imprenable sur la vallée. La méditation peut commencer….C’est incroyable comme la Cappadoce peut rendre zen !
jeudi 5 mai 2011
Critères ou Quotas : Deux Mots à ne pas Confondre
Quelque soit le milieu ou l’on évolue (professionnel ou sportif), il y a toujours un moment où des choix de personnes doivent être faits. C’est cruel mais c’est ainsi. Les élus seront ravis et trouveront les choix pertinents. Les exclus trouveront toujours les raisons (bonnes ou mauvaises) de leur échec.
Les « sélectionneurs » doivent garder en tête un objectif primordial : le choix doit être juste, basé sur des critères les plus précis possibles et exclure toutes les formes d’appréciation qui n’auraient rien à voir avec le choix à faire (race, milieu social et familial, religion, etc…).
Que des représentants du sport du plus haut niveau, responsables de la détection et de la formation de la future élite de leur sport, réfléchissent sur les orientations à donner au recrutement de leurs centres de formation chargés de préparer des joueurs à intégrer des équipes nationales évoluant selon certaines caractéristiques techniques pour aboutir à un « jeu à la française » est tout à fait louable. Laurent Blanc pense par exemple que c’est ce qui a été fait en Espagne et qui a aboutit au titre mondial.
Que cette recherche d’optimisation des potentiels se traduise par des critères me parait fondamental. On pourrait citer la qualité technique, la capacité d’analyse et la compétence à développer des tactiques de jeu, l’état d’esprit moral, l’esprit sportif, l’implication dans un projet…On est même obligé d’aller plus loin, je pense, dans le milieu du sport et définir des profils athlétiques pour répondre à la demande de la spécificité sportive.
Pour le basket par exemple, qui est un sport où les positions des joueurs sur le terrain correspondent à des profils athlétiques quand même très prédéfinis, on cherchera à former des meneurs de jeux de taille relativement petite à moyenne avec d’excellentes qualités de rapidité, dextérité, adresse, vision du jeu…..Pour un joueur intérieur, on cherchera bien entendu des joueurs de future grande taille capables de résister à la pression physique sous le panier, avec le sens du placement et de l’anticipation, de la détente….et de l’adresse aussi !
Mais là où commence le hors-jeu, c’est de se mettre à penser qu’organiser le jeu est plus du ressort d’un petit blanc et que sauter haut est du ressort (si on peut dire !) du grand noir ! Que la mulasse qui va intimider sous le panier sera un gros blanc et que le dragster qui finira les contre-attaques par un dunk tonitruant sera un noir maigrichon ! Où va-t-on ? Là, on est plus dans des critères mais dans une prédétermination néo-raciste.
Quand on pousse le bouchon encore plus loin et qu’on évoque des quotas (33% blancs, 33% noirs, 33% « autres »), c’est plus du hors-jeu, c’est de l’erreur humaine digne du carton rouge.
L’idée même que ce genre de proposition puisse arriver dans une réunion du niveau de celle qui se passait à la FFF m’hallucine. Surtout pour cette fédé dont on ne peut pas soupçonner un seul instant qu’elle ait été régie jusqu’à maintenant par des esprits racistes. Elle est quand symbolisée par l’équipe de France Black/Blanc/Beur championne du monde 1998. Le foot français serait-il donc tombé si bas que toutes les justifications de ses échecs n’auraient de solution que dans une politique de détection par quotas raciaux ? Je préfère ne pas y croire. On comprendrait mieux pourquoi le maillot de notre équipe nationale est devenu un pull-over "Marine"!
Il faut se ressaisir ! Il n’y a pas trop de mal à avouer qu’on a dit une grosse bêtise à un moment donné, faire amende honorable et repartir sur un meilleur pied.
Les « sélectionneurs » doivent garder en tête un objectif primordial : le choix doit être juste, basé sur des critères les plus précis possibles et exclure toutes les formes d’appréciation qui n’auraient rien à voir avec le choix à faire (race, milieu social et familial, religion, etc…).
Que des représentants du sport du plus haut niveau, responsables de la détection et de la formation de la future élite de leur sport, réfléchissent sur les orientations à donner au recrutement de leurs centres de formation chargés de préparer des joueurs à intégrer des équipes nationales évoluant selon certaines caractéristiques techniques pour aboutir à un « jeu à la française » est tout à fait louable. Laurent Blanc pense par exemple que c’est ce qui a été fait en Espagne et qui a aboutit au titre mondial.
Que cette recherche d’optimisation des potentiels se traduise par des critères me parait fondamental. On pourrait citer la qualité technique, la capacité d’analyse et la compétence à développer des tactiques de jeu, l’état d’esprit moral, l’esprit sportif, l’implication dans un projet…On est même obligé d’aller plus loin, je pense, dans le milieu du sport et définir des profils athlétiques pour répondre à la demande de la spécificité sportive.
Pour le basket par exemple, qui est un sport où les positions des joueurs sur le terrain correspondent à des profils athlétiques quand même très prédéfinis, on cherchera à former des meneurs de jeux de taille relativement petite à moyenne avec d’excellentes qualités de rapidité, dextérité, adresse, vision du jeu…..Pour un joueur intérieur, on cherchera bien entendu des joueurs de future grande taille capables de résister à la pression physique sous le panier, avec le sens du placement et de l’anticipation, de la détente….et de l’adresse aussi !
Mais là où commence le hors-jeu, c’est de se mettre à penser qu’organiser le jeu est plus du ressort d’un petit blanc et que sauter haut est du ressort (si on peut dire !) du grand noir ! Que la mulasse qui va intimider sous le panier sera un gros blanc et que le dragster qui finira les contre-attaques par un dunk tonitruant sera un noir maigrichon ! Où va-t-on ? Là, on est plus dans des critères mais dans une prédétermination néo-raciste.
Quand on pousse le bouchon encore plus loin et qu’on évoque des quotas (33% blancs, 33% noirs, 33% « autres »), c’est plus du hors-jeu, c’est de l’erreur humaine digne du carton rouge.
L’idée même que ce genre de proposition puisse arriver dans une réunion du niveau de celle qui se passait à la FFF m’hallucine. Surtout pour cette fédé dont on ne peut pas soupçonner un seul instant qu’elle ait été régie jusqu’à maintenant par des esprits racistes. Elle est quand symbolisée par l’équipe de France Black/Blanc/Beur championne du monde 1998. Le foot français serait-il donc tombé si bas que toutes les justifications de ses échecs n’auraient de solution que dans une politique de détection par quotas raciaux ? Je préfère ne pas y croire. On comprendrait mieux pourquoi le maillot de notre équipe nationale est devenu un pull-over "Marine"!
Il faut se ressaisir ! Il n’y a pas trop de mal à avouer qu’on a dit une grosse bêtise à un moment donné, faire amende honorable et repartir sur un meilleur pied.
jeudi 28 avril 2011
Turquie 2010 – Part 5 – Cap au Centre en Cappadoce
1h30 d’avion pour relier Istanbul à Kayseri, plein centre du pays. A la descente de l’avion un doute nous saisit. Notre loueur de voiture n’est pas présent sur l’aéroport. Après quelques minutes à patienter, un homme vient nous voir et nous propose de l’accompagner à l’extérieur de l’aéroport pour prendre en main notre véhicule. Ca fait bizarre mais on n’a pas le choix. En fait la transaction se passe normalement, sur un parking en bord de route. Certainement un moyen pour cette compagnie d’éviter des taxes d’aéroport.
La voiture est confortable mais nous inquiète quand même par l’importance de bruits émis de toutes parts (et encore, je les entends pas tous !). Un peu stressés également par les conseils des « amis » sur la conduite « spéciale » des turcs ; par les avertissements sur l’état des routes ; nous prenons la direction d’Urgup pour rejoindre notre hôtel.
Kayseri - Urgup (80km): C’est ce que la caravane du Tour de France appellerait une étape de transition. Un truc où il ne se passe rien mise à part l’envie d’arriver au plus vite au sprint final.
Nous traversons Kayseri sans même songer à nous y arrêter. Un voile de poussière émanant de la plaine anatolienne enveloppe cette grande ville en plein développement économique. Des hôtels se construisent à toutes les sorties de l’autoroute. Les chaines hôtelières françaises sont très représentées.
Nous avançons tranquillement, les indications routières sont bonnes. Mais toujours pas de cheminées de pierre, de falaises percées de grottes….juste une sorte de désert. On est loin de l’agitation stambouliote.
La voiture est confortable mais nous inquiète quand même par l’importance de bruits émis de toutes parts (et encore, je les entends pas tous !). Un peu stressés également par les conseils des « amis » sur la conduite « spéciale » des turcs ; par les avertissements sur l’état des routes ; nous prenons la direction d’Urgup pour rejoindre notre hôtel.
Kayseri - Urgup (80km): C’est ce que la caravane du Tour de France appellerait une étape de transition. Un truc où il ne se passe rien mise à part l’envie d’arriver au plus vite au sprint final.
Nous traversons Kayseri sans même songer à nous y arrêter. Un voile de poussière émanant de la plaine anatolienne enveloppe cette grande ville en plein développement économique. Des hôtels se construisent à toutes les sorties de l’autoroute. Les chaines hôtelières françaises sont très représentées.
Nous avançons tranquillement, les indications routières sont bonnes. Mais toujours pas de cheminées de pierre, de falaises percées de grottes….juste une sorte de désert. On est loin de l’agitation stambouliote.
Nous sortons de la route principale et pénétrons une zone rocheuse et au détour de quelques virages, nous commençons à mettre en situation les images que nous avons dans la tête.
Nous sommes à Urgup, il fait chaud, très chaud même. Il nous faut trouver l’hôtel, faire un plouf dans la piscine (et oui, on a été prévoyants) et partir à la découverte de ce village troglodytique qui nous tend les bras.
Manque de bol, nous devons migrer vers un autre hôtel. Le nôtre n’est pas disponible (???), mais c’est pas grave, on va en avoir un mieux, avec nos chambres taillées dans la roche….et avec la possibilité de venir quand même dans la piscine du premier hôtel. Que demande le peuple ?
Première petite visite dans Urgup, histoire de faire quelques provisions. Demain, on attaque !
lundi 28 mars 2011
Turquie 2010 – Part 4 – Istanbul Moderne, la colline de Beyoglu
C’est pourtant bien écrit dans les guides : le palais de Dolmabahce est fermé le jeudi ! Mais vous savez ce que c’est, quand on est en vacances, on oublie facilement les jours qui passent ! Cette dernière journée d’exploration de la partie moderne d’Istanbul, s’organisant autour de la tour de Galata, commençait bien mal. Il n’y aurait pas de visite du Palais du Sultan Abdulmecid 1er aujourd’hui. Ce monsieur, qui s’ennuyait sans doute du côté de Topkapi avait décidé de se rapprocher du bord de mer et donc d’y faire construire un nouveau palais. On ne le verra pas.
Nous décidons ensuite de grimper à l’assaut de la colline pour prendre un bain de foule sur la très moderne place Meydani. De cet endroit part la très longue rue Istiklal, où l’on retrouve toutes les enseignes mondialement connues d’habillement, articles de sport, cafés, etc…..On est très loin de l’Istanbul de la Corne d’Or. Les mini jupes remplacent (avantageusement) les djellabas ! Dans ce bazar moderne, l’esprit turc arrive encore à survivre, avec par exemple cette minuscule pâtisserie où il est absolument obligatoire de faire un stop pour déguster la profiterole au chocolat la « meilleure du monde » ! On y trouve aussi de beaux petits passages avec boutiques ou restaurants.
En levant la tête, subsistent quelques maisons en bois du début du siècle dernier. Et puis, pour donner un petit air historique supplémentaire, le vieux tramway a été réhabilité sur ce court tronçon qui l’emmène vers la tour de Galata, sorte de phare bienveillant construit par les Génois, quelques siècles auparavant, surveillant l’entrée du Bosphore.
Il est temps de refermer ce chapitre stambouliote (je vous l’ai dit déjà, j’adore ce mot) pour ouvrir celui de la Cappadoce. Pas sans un dernier clin d’œil rigolo : figurez vous que dès le mois d’août 2010, les turcs misaient déjà sur une candidature de Dominique Strauss-Kahn pour nos présidentielles 2012, la preuve : DSK, the real king ! On parie !
Murat Germen
Pas très loin de là, dans d’anciens entrepôts désaffectés, beaucoup moins glamour, s’est ouvert, il y a pas très longtemps (2004), le musée d’art moderne. A défaut de palais, nous entrons dans cette suite de hangars et nous découvrons un lieu superbement conçu. Grands espaces, terrasse panoramique avec vue imprenable sur le Bosphore, une cafétéria propre à nous faire oublier nos déboires de touristes. Une collection de peintures d’art moderne turc qu’on ne soupçonnait pas et une expo photos étonnante d’un artiste turc : Murat Germen . A découvrir absolument. Ce musée vaut le détour. Finalement, le sultan avait eu une bonne idée de fermer son palais le jeudi !Nous décidons ensuite de grimper à l’assaut de la colline pour prendre un bain de foule sur la très moderne place Meydani. De cet endroit part la très longue rue Istiklal, où l’on retrouve toutes les enseignes mondialement connues d’habillement, articles de sport, cafés, etc…..On est très loin de l’Istanbul de la Corne d’Or. Les mini jupes remplacent (avantageusement) les djellabas ! Dans ce bazar moderne, l’esprit turc arrive encore à survivre, avec par exemple cette minuscule pâtisserie où il est absolument obligatoire de faire un stop pour déguster la profiterole au chocolat la « meilleure du monde » ! On y trouve aussi de beaux petits passages avec boutiques ou restaurants.
En levant la tête, subsistent quelques maisons en bois du début du siècle dernier. Et puis, pour donner un petit air historique supplémentaire, le vieux tramway a été réhabilité sur ce court tronçon qui l’emmène vers la tour de Galata, sorte de phare bienveillant construit par les Génois, quelques siècles auparavant, surveillant l’entrée du Bosphore.
Il est temps de refermer ce chapitre stambouliote (je vous l’ai dit déjà, j’adore ce mot) pour ouvrir celui de la Cappadoce. Pas sans un dernier clin d’œil rigolo : figurez vous que dès le mois d’août 2010, les turcs misaient déjà sur une candidature de Dominique Strauss-Kahn pour nos présidentielles 2012, la preuve : DSK, the real king ! On parie !
jeudi 24 février 2011
Turquie 2010 - Part 3 - Marchés et Marcher
Une journée entière à se balader dans Istanbul, le rêve !
Depuis notre hôtel, le point le plus rapide à joindre est le grand bazar. Je ne sais pas si c’est un effet du ramadan mais, pour notre visite, le grand bazar n’a pas l’atmosphère tumultueuse à laquelle je m’attendais. Des centaines d’échoppes se succèdent en quartiers, délimités par des ruelles. Chaque quartier ou ruelle a sa spécialité : bijoux, tissus, cuirs….Toutes les boutiques vendent carrément les mêmes produits. Il n’y a pas foule dans les magasins. Je me demande comment font-ils pour vivre de leur commerce ? Certainement pas très florissant. Les touristes sont méfiants, peut-être à tort. L’or, l’argent, le platine ne sont-ils pas de vulgaires alliages ? Les rubis, topaze et autres pierres ne sont-elles pas de pâles imitations en résine ? On ne saura jamais.
Nos yeux sont plus attirés par des arrières cours dont l’entrée est souvent masquée par des étals de produits divers. Ces petites placettes sont de véritables havres de paix, très bien entretenus. Tout autour et sur un ou deux étages, des artisans ont installé leurs ateliers. D’un seul coup, les vendeurs aboyeurs aux voix de crécelles, les odeurs d’aisselles, de vaisselle ont disparus. Une petite sieste et un thé seraient les bienvenus, mais la vie du touriste est rude et le chemin est long.
Nous avançons quelques dizaines de mètres et une autre porte de marché s’ouvre à nous. Et là, pas question de mauvaises odeurs ; que du bonheur dans les narines ! Nous sommes dans le bazar égyptien, marché aux épices moins important en surface que le grand bazar mais tellement plus accueillant. Les odeurs d’épices titillent les papilles et ça tombe bien puisque sous nos yeux ébahis, des milliers de loukoums s’offrent à la dégustation ! On peut tout goûter, tout tester, tout le monde nous aime pourvu qu’on veuille bien en fin de compte faire quelques emplettes ! Et c’est pas de refus ! Le palais du loukoum, je vous dis !
Pour la digestion, rien de tel qu’une petite sortie bateau sur le Bosphore. Quand je dis petite, c’est pas vraiment le bon terme parce que la ballade est longue, très longue. En tout cas pour moi qui n’ai jamais eu le pied ni l’âme d’un marin, même de pacotille ! Pourtant la première partie du voyage est superbe, on passe devant un palais sultanesque (Dolmabahçe Sarayi), de beaux hôtels de luxe pour arriver au pont sur le Bosphore ; point de jonction entre deux continents l’Europe et l’Asie. C’est beau et émouvant ce pont. Symbole de paix et de liberté permettant à des peuples d’échanger, de communiquer, de fraterniser peut être un jour.
Et puis, manque de pot, après l’aller vient en général le retour. Et même si on suit pendant un moment l’autre rive, côté asiatique, avec ses vieilles maisons en bois qui s’écroulent et ses quartiers modernes qui se développent ; le trajet est long, très long. Et la vue de la tour de Galata, signe de l’arrivée imminente est un véritable réconfort.
Retour au bercail, le bus s’impose, les jambes implosent !
mardi 8 février 2011
Turquie 2010 - Part 2 - Topkapi
Au menu de notre deuxième journée stambouliote (j’adore ce mot, fallait bien que je le place), l’immanquable Palais de Topkapi, qui abrita tant de sultans et toutes leurs femmes, maitresses, concubines, je ne sais plus trop comment les nommer tellement ces « pauvres sultans » ne devaient plus savoir où donner de la tête (où d’autres parties de leur corps que je ne nommerais point ici). Surtout que les gardes de ces dames, des eunuques, ne pouvaient point accomplir en cachette les désirs non assouvis des toutes les prétendantes qui n’avaient jamais droit à la couche sultanesque ! Quelle pitié !
Pour une visite idéale, premier mot d’ordre : se lever de bonne heure pour être le premier à la grille et obtenir le précieux sésame d’entrée avant les files ininterrompues de bus déversant des flots de touristes plus ou moins valides, plus ou moins jeunes. Un bateau de croisière pouvant contenir jusqu’à 5000 personnes qui ont toutes au programme la visite du Palais de Topkapi, ça vous fait grosso modo un potentiel d’une centaine de bus qui peuvent se pointer à la queue leu-leu au guichet d’entrée ! C’est plus une croisière, c’est une galère !
Première étape passée avec succès, bien choisir par où commencer la visite. Pour nous, la logique c’était d’abord le harem, puis le palais puis les salles du trésor. Ce choix nous fut fatal pour la visite des trésors car une grande majorité des touristes s’est ruée sur ces salles. Ce qui fit que nous trouvâmes des queues de fort beau gabarit (n’y voyez pas mal, je vous prie) quand nous y arrivâmes (après tout y’a pas que notre président qui a le droit d’employer le passé simple, en plus, lui, il se gourre dans la concordance des temps).
Nous eûmes (je persiste) quand même le loisir de voir plus d’émeraudes, de rubis, de diamants et autres empilages de pierres précieuses sur des épées, des chandeliers, des colliers, des miroirs en or, en argent, en tout ce que vous pouvez imaginer qu’on n’en verra jamais plus (et c’est pas trop grave en soit tellement la richesse ainsi accumulée sur des objets aussi peu intéressants est proche de la goujaterie).
Par contre, et pour en revenir au principal, le Sultan et son Harem, la visite de son palais est épatante. Les bâtiments sont organisés autour de quatre cours successives, chacune ayant pour objet de limiter les accès à la suivante, dernière étant réservée à la famille du Sultan.
Déambuler dans les couloirs, visiter les pièces nous fait ressentir la majestuosité des lieux.
Evidemment, depuis les fenêtres, les balcons ou les terrasses, la vue sur Istanbul et la Corne d’Or est impressionnante.
A la mi-journée, il est temps de quitter les lieux, les croisiéristes sont à nos trousses !
Pour une visite idéale, premier mot d’ordre : se lever de bonne heure pour être le premier à la grille et obtenir le précieux sésame d’entrée avant les files ininterrompues de bus déversant des flots de touristes plus ou moins valides, plus ou moins jeunes. Un bateau de croisière pouvant contenir jusqu’à 5000 personnes qui ont toutes au programme la visite du Palais de Topkapi, ça vous fait grosso modo un potentiel d’une centaine de bus qui peuvent se pointer à la queue leu-leu au guichet d’entrée ! C’est plus une croisière, c’est une galère !
Première étape passée avec succès, bien choisir par où commencer la visite. Pour nous, la logique c’était d’abord le harem, puis le palais puis les salles du trésor. Ce choix nous fut fatal pour la visite des trésors car une grande majorité des touristes s’est ruée sur ces salles. Ce qui fit que nous trouvâmes des queues de fort beau gabarit (n’y voyez pas mal, je vous prie) quand nous y arrivâmes (après tout y’a pas que notre président qui a le droit d’employer le passé simple, en plus, lui, il se gourre dans la concordance des temps).
Nous eûmes (je persiste) quand même le loisir de voir plus d’émeraudes, de rubis, de diamants et autres empilages de pierres précieuses sur des épées, des chandeliers, des colliers, des miroirs en or, en argent, en tout ce que vous pouvez imaginer qu’on n’en verra jamais plus (et c’est pas trop grave en soit tellement la richesse ainsi accumulée sur des objets aussi peu intéressants est proche de la goujaterie).
Par contre, et pour en revenir au principal, le Sultan et son Harem, la visite de son palais est épatante. Les bâtiments sont organisés autour de quatre cours successives, chacune ayant pour objet de limiter les accès à la suivante, dernière étant réservée à la famille du Sultan.
Déambuler dans les couloirs, visiter les pièces nous fait ressentir la majestuosité des lieux.
Evidemment, depuis les fenêtres, les balcons ou les terrasses, la vue sur Istanbul et la Corne d’Or est impressionnante.
A la mi-journée, il est temps de quitter les lieux, les croisiéristes sont à nos trousses !
lundi 27 décembre 2010
La Parenthèse
L’année va passer et tu n’es pas là, c’est long
Tout ce temps sans nouvelles de toi ; c’est con.
Tu peux pas nous laisser sans lumière,
Sur le quai de ta vie, dans un container.
Une parenthèse ouverte, un jour, pour oublier,
Ne vaut qu’en étant, un jour, refermée.
Ta vie a basculé vers d’autres horizons, c’est sûr
On n’a pas mérité de n’en pas faire partie ; c’est dur.
Tu peux pas enfouir comme ça, six pieds sous terre,
Des souvenirs aussi forts que nos vieilles artères.
Une parenthèse ouverte, un jour, pour oublier,
Ne vaut qu’en étant, un jour, refermée.
J’espère toujours qu’un soir ça sonne, à la barrière
Que reprenne le cours de nos vies parallèles, comme hier.
Le skipper solitaire, loin de ses amarres
Voit toujours réconfort dans la lumière d’un phare.
Une parenthèse ouverte, un jour, pour oublier,
Ne vaut qu’en étant, un jour, refermée.
(avec l'appui musical de Jean Louis Aubert - Roc Eclair)
Tout ce temps sans nouvelles de toi ; c’est con.
Tu peux pas nous laisser sans lumière,
Sur le quai de ta vie, dans un container.
Une parenthèse ouverte, un jour, pour oublier,
Ne vaut qu’en étant, un jour, refermée.
Ta vie a basculé vers d’autres horizons, c’est sûr
On n’a pas mérité de n’en pas faire partie ; c’est dur.
Tu peux pas enfouir comme ça, six pieds sous terre,
Des souvenirs aussi forts que nos vieilles artères.
Une parenthèse ouverte, un jour, pour oublier,
Ne vaut qu’en étant, un jour, refermée.
J’espère toujours qu’un soir ça sonne, à la barrière
Que reprenne le cours de nos vies parallèles, comme hier.
Le skipper solitaire, loin de ses amarres
Voit toujours réconfort dans la lumière d’un phare.
Une parenthèse ouverte, un jour, pour oublier,
Ne vaut qu’en étant, un jour, refermée.
(avec l'appui musical de Jean Louis Aubert - Roc Eclair)
mercredi 22 décembre 2010
Turquie 2010 - Part 1 - Istanbul
Que c’est bon par cette période de froideur de se rappeler les vacances d’été, 40° à l’ombre, tongues et T.shirt de rigueur. Notre voyage en Turquie commençait par 3 jours à Istanbul, logés dans un petit hôtel bien sympa dans le centre historique (Celal Sultan Hotel), à deux pas de la Mosquée Bleue et de la Basilique Sainte Sophie.
Istanbul est tellement étendue qu’il est difficile de se faire une idée d’ensemble de cette mégapole. En fait nous sommes restés essentiellement dans la Corne d’Or, avec une escapade dans l’Istanbul moderne du quartier de Galata.
Que penser de cette ville, certes musulmane mais en même temps tellement européenne ?
C’est une ville qui grouille, rues toujours noires de monde du matin au soir. Surtout que nous y étions en période de ramadan ; donc le soir nous avions la sensation qu’une deuxième journée commençait avec toutes ces familles qui sortaient dans les parcs pour manger et faire la fête.
D’emblée, nous sommes allés visiter la Mosquée Bleue et j’avoue avoir été un peu déçu parce que je m’attendais à des décorations fastueuses à l’intérieur. Le monument est gigantesque et l’intérieur est pratiquement uniquement dédié à la prière. Des moquettes épaisses, très belles mais imprégnées d’odeurs de sueur (c’est bien beau d’enlever les chaussures, mais ça fait pas tout !) ; des candélabres et des vitraux bleus magnifiques. Le plus appréciable à l’intérieur, c’est certainement le calme qui règne, à l’opposé de l’agitation frénétique à l’extérieur.Juste à côté, la basilique Sainte Sophie est de venue maintenant un musée. Ici, pas de recueillement, les centaines de touristes asiatiques font la course à qui prendra le plus de photos, les italiens parlent toujours aussi forts et les espagnols font ce qu’ils peuvent pour passer devant tout le monde ! Les touristes en groupe, c’est toujours un spectacle !
De Sainte Sophie, je retiendrai les mosaïques étincelantes, sans doute les plus belles que j’ai jamais vues.
Côté bouffe, nous faisons connaissance avec l’Ayran ! C’est un yaourt liquide très salé à base de lait de chèvre ! C’est bon mais pas très désaltérant, mais en période de ramadan, pas facile de trouver une terrasse ou l’on sert de la bière dans la Corne d’Or !
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