dimanche 12 octobre 2008

USA 2008 - Part 6 - Wild World

On nous avait prévenus : attention aux ours!
Si on en rencontre un, il ne faut pas courir, ne pas sauter, ne pas grimper aux arbres (ça ne risque pas trop, sauf décharge intense d’adrénaline).
Ce que l’ours n’aime pas du tout, c’est que l’humanoïde en face de lui ait de la bouffe dans son sac à dos ou dans la poche de son short. Il est capable de tout pour une barre d’Ovomaltine ou 3 raisins secs.
Rester immobile, ne pas regarder l’ours dans les yeux, lui parler tranquillement et se mettre en boule, la tête dans les mains et les fesses en l’air…et attendre que l’ours nous trouve totalement ridicule dans cette position et passe son chemin.
Finalement, l’ours n’est pas sympa, contrairement à ce qu’on veut bien nous faire croire dès la naissance. S’il vous plait n’achetez plus d’ours en peluche. Changez de bestiole. Choisissez un truc beaucoup plus cool : un écureuil, une souris, une sauterelle. Tout sauf un ours.



Et pourquoi pas un bison ? Parce que finalement et heureusement, si on n’a pas vu d’ours, on a vu des bisons. Et ils sont cools, les bisons. Ils se baladent en famille, traversent les routes du parc au moment qu’ils ont décidé.
Avec eux, c’est pas compliqué le code de la route. C’est un peu comme avec les gendarmes : le bison a toujours priorité. Et compte tenu du visage aimable et du front intelligent qu’ils ont (j’irai pas dire « comme les gendarmes ! »), vaut mieux laisser passer. Un coup de boule de bison, ça doit bien projeter dans les 50 mètres !
Mais en même temps, ça a l’air gentil quand même (pas comme les gendarmes) et ma fois, un bison en peluche, ça ne devrait pas faire peur aux enfants. Encore une différence avec les gendarmes !



A moins que vous ne choisissiez le cerf, l’élan, le caribou ou toute autre espèce animale munie de bois (non, non, les gendarmes n’en n’ont pas ; ils ont des moustaches, un peu comme les otaries). On en a vu beaucoup ici, des bêtes à bois. En voici un petit échantillon.
Pour les gendarmes, il y en a aussi ici, vous inquiétez pas, mais beaucoup moins qu’en France où il se reproduit très bien. Il parait que c’est le climat politique qui veut ça. La variété du gendarme femelle (on la reconnaît parce que la plupart du temps, elle n’a pas de moustaches), se répand plus vite que la variété mâle, ce qui peut laisser penser que bientôt, si on ne trouve pas d’animal prédateur du gendarme, celui–ci pourrait envahir totalement le pays, au détriment des autres espèces.
Chez les humains, le gendarme à sa préférence envers ceux dont la chair est imprégnée d’alcool ou fumée au cannabis. Le gendarme met en place toute une stratégie pour coincer ses proies quand elles sont dans leurs vehicules, souvent sur un rond-point. C’est plus facile pour les arrêter. Faut faire gaffe.
Finalement, on devrait peut être rester aux Etats-Unis.

If you want to leave, take good care
I hope you have a lot of nice things to wear
But then a lot of nice things turn bad out there
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mercredi 1 octobre 2008

USA 2008 - Part 5 - Stairway to Heaven

Nous remontons vers le Nord, direction le Norris Geyser Basin. Cette zone est également très spectaculaire. Le maître des lieux se nomme Steamboat (bateau à vapeur !) Ce cher geyser est beaucoup moins ponctuel ; il peut tout aussi bien faire jaillir son panache blanc chaque jour où attendre plusieurs années. Pas pratique pour le touriste ! Et bien figurez vous que la chance est de notre côté puisque le fauve, qui s’était tu depuis l’an 2000, s’est enfin réveillé il y a 15 jours, et nous allons avoir droit à une superbe petite émission en direct. Merci Steamboat !



L’éruption terminée, voici une vue intime de l’orifice encore fumant !

Les sources d’eau chaude de ce bassin sont acides, nous nous promenons dans un décor surnaturel de troncs d’arbres morts.


C’est le bassin où la température de l’eau est la plus chaude, les bactéries en profitent donc pour nous tracer encore de belles courbes rouges et vertes : je ne vous refais pas l’explication du chapitre précédent. Ne rien dire, juste observer, saisir l’instant dans la mémoire.

And it's whispered that soon if we all call the tune,
Then the piper will lead us to reason.
And a new day will dawn for those who stand long.
And the forests will echo with laughter.
It makes me wonder...

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dimanche 21 septembre 2008

USA 2008 - Part 4 - A Saucerful of Secrets

Quelques kilomètres plus loin, nous longeons une rivière au joli nom de Firehole River et nous arrivons sur un site qui attire l’attention, de l’eau chaude se déverse dans la rivière. Nous apercevons seulement de la vapeur qui se dégage sur le plateau, de l’autre côté de la rivière. Un arrêt s’impose. Nous allons en prendre plein la vue. On aurait eu tort de ne pas s’arrêter.

C’est pour moi un des endroits les plus beaux de tout Yellowstone. Nous sommes sur le Biscuit Bassin autrement dit le Bassin de Porcelaine. En fait, une source d’eau chaude formant un bassin incroyable qui se déverse tranquillement dans la rivière. Nous nous promenons sur pilotis, 20cm au dessus du sol, sur un chemin de bois. C’est féérique.

Des courants d’eau se forment, rouges comme la terre battue de Roland Garros avec d’autres zones d’un beau vert tendre. On apprend que ces couleurs sont dues à des bactéries qui poussent à la surface du sol et qui prennent une couleur différente en fonction de la température. Vert quand l’eau est en dessous de 65°, rouge quand l’eau avoisine les 80°.
Sur le chemin, je me prends un peu pour Neil Armstrong posant le pied sur la lune pour un "pas de géant dans l’histoire de l’humanité". A moins que ce soit pour l’autre Armstrong, Lance, sur son petit nuage après une dose d’EPO !

Et puis quand on regarde de près, par moment, on pourrait se croire posé à l’intérieur d’une coquille nacrée d’huitre géante. Finalement, c’est peut être l’autre effet Armstrong, le Louis Armstrong Syndrom, vous savez, quand on a la tête qui tourne après avoir soufflé comme un malade dans une trompette pour sortir un bruit furtif de queue de chat écrasée ! Couic ! C’est sûr, j’aurais du prendre un chapeau pour éviter l’insolation !



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dimanche 14 septembre 2008

USA 2008 - Part 3 - Old Faithful

Lundi 18 août : A nous Yellowstone ! Quand on ne connaît pas, on a du mal a imaginer que ce parc se déploie sur une surface énorme, genre carré de 100 km de côtés. Il y a une entrée par côté. Nous entrerons par le sud compte tenu de la position de notre gite de Colter Bay. A l’intérieur du parc, la route fait une sorte de grand huit qui permet de visiter les sites principaux. Nous décidons d’attaquer par sa majesté Old Faithful (le vieux fidèle), la star du parc ; le geyser le plus célèbre du monde. En dehors du fait qu’il est sûrement un de ceux qui projette son panache d’eau le plus haut, il a aussi l’immense avantage pour les touristes de faire son show très régulièrement, environ toutes les heures et quart. On est donc installés sur des bancs, comme au cirque autour de la piste, à une distance respectable pour éviter les brûlures d’eau bouillante. Les rangers surveillent d’un œil ; pas possible de placer son mug et son sachet de thé sous le jet d’eau. Tous les appareils numériques sont prêts à crépiter. Il y a quelques années, Kodak et Fuji devaient se frotter les mains à chaque jaillissement de la bête.

Tout commence avec quelques fumeroles, style cocotte minute pour Gargantua.

Puis comme un léger haut-le-cœur, un petit « burp » comme ceux de ma petite Gabrielle, vite asséché par le bavoir miracle.

Ca devient rapidement beaucoup plus sérieux ; les vannes des entrailles de la terre sont ouvertes.

Vulcain est en colère, la gerbe magique monte au moins à 30 mètres de haut, et ça dure une petite minute. C’est somptueux, impétueux et rebelle. Et puis ça s’essouffle, mais dans la dignité et la splendeur vers un repli sous terre pour une nouvelle latence avant le jaillissement prochain. Tout cela sous les applaudissements du public rassasié, sourire aux lèvres, qui rejoint les toilettes, la boutique et le parking (pas forcément dans cet ordre) avant de se rendre vers un autre site. Nous faisons pareil….

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samedi 6 septembre 2008

USA 2008 - Part 2 - Blueberry Hill

Dimanche 17 août 13h00, on a réussi à trouver une table de piquenique à l’entrée d’un camping, au bord de la rivière Ogden. Pour un début de vacances, on est bien organisés : petite glacière, glaçons, couverts, etc…rien ne manque. Côté bouffe, c’est top, sandwiches jambon plus fromage plastifié, cornichons américains taille XXL, yaourts, fruits. Un petit coup de root beer pour faire couler. Impec. Faut pas trop traîner, il y a de la route.

Bien américaine, la route, comme dans les films, toute droite avec quelques maisons regroupées tout les 30 km. Heureusement de temps en temps, on croise une voiture, un gros truck avec deux remorques ou des bikers. C’est comme ça pendant deux ou trois heures et puis d’un coup, le paysage change.
Petite montagne, plus de villages mais des ranchs isolés. On entre dans le Wyoming, l’état des vrais cowboys. On ne va pas tarder à s’en rendre compte.

Première ville traversée : Afton. En fait de ville, c’est une rue principale avec des maisons et des boutiques de chaque côté. Pour accueil, une magnifique arche se dresse au dessus de la route, tressée avec des bois de cerfs (c’est des vrais, je suis allé voir!). La mode cowboy, c’est kitch ! On retrouvera plus loin à Jackson des magasins de meubles et accessoires de maison faits uniquement de bois de cerfs ou de rennes et de peaux diverses et non avariées. En tout cas, on s’arrête à Afton pour prendre un café au saloon avec les amis bikers. Sur le parking c’est carrément le concours de beauté de qui qu’aura la plus belle Harley. Parce qu’un biker, s’il ne monte pas une Harley, c’est pas un biker, c’est un guignol ! Le patron nous apprend que nous avons raté la veille le grand rodéo local. Dommage, ça devait être cool.
On reprend la route pour arriver à Jackson, ville de sports d’hiver à l’entrée du parc national du Grand Téton. C’est là qu’on va. A Colter Bay Village, dans une petite cabane au bord du lac Jackson au pied de ces deux magnifiques pics que les premiers pionniers français à l’imagination délirante venus par ici n’ont pas pu s’empêcher d’appeler Grands Tétons. Le nom est resté. Je sens qu’on va se plaire ici, c’est beau, c'est calme et nous ne sommes qu’à 15 miles de l’entrée sud du parc de Yellowstone. On a hâte d’y aller faire un tour…..Une petite pizza et au lit !


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mercredi 3 septembre 2008

USA 2008 - Part 1 - Fly Like an Eagle

Samedi 16 août, 6 heures du mat à Tours pour prendre Chantal et Kiki puis direction Roissy Charles de Gaulle. Les vacances commencent. C’est toujours dur de fermer la porte de la maison pour partir en voyage. Surtout quand on sait qu’il va falloir endurer quelques plombes d’attente dans les aéroports et une douzaine d’heures d’avion. Tracas de privilégiés!

Terminal E à Roissy CDG. Première fois que j’y mets les pieds. Vous savez, c’est celui qui s’était écroulé peu de temps après l’ouverture. Là, franchement, chapeau ! Je le trouve très réussi. J’aime beaucoup cet ovale que l’on retrouve dans toutes les formes sur la photo. Aussi bien la structure du toit que les panneaux des portes d’embarquement et même sur les chariots de transport de bagages.

Pas de retard au démarrage. Vol Northwest 061 à direction de Minneapolis. On vole très haut, au dessus de 11 000 mètres et très au nord, ce qui nous vaut une arrivée sur le continent américain par le Groenland. Le soleil est au rendez-vous et c’est donc un spectacle maximum au hublot. Les glaciers qui fondent et les icebergs qui partent à l’aventure. Superbe.
Minneapolis : Juste le temps de passer la douane, récupérer les bagages et les réenregistrer et c’est reparti pour un petit saut de 2 heures à l’ouest et une arrivée sur Salt Lake City (Utah), capitale de l’empire mormon.
Prise en main de la voiture, l’hôtel est tout proche de l’aéroport. Pas le courage de faire les quelques miles qui nous séparent du downtown de SLC. On préfère commander nos premières pizzas (et ma première root beer) et manger dans la chambre. Ensuite, dodo….si on peut (c’est pour Domy).

Dimanche 17 août, étape de transition comme ils disent au Tour de France. 300 miles à faire vers le nord ; 5 heures de route pour rejoindre notre lodge dans le parc national du Grand Téton, à la porte de Yellowstone. Pas le temps de visiter Salt Lake City. C’est peut être dommage. On décide plutôt de partir directement vers le grand lac salé et plus particulièrement la petite ile de Antelope Island. Pour y arriver, une digue de 7 miles de long (vue de l'ile sur la photo) traverse une étendue salée qui semble s’étendre sur des dizaines de kilomètres. On semble traverser un mirage et on arrive enfin à avoir un peu d’eau de chaque côté de la route avant d’arriver sur l’ile.

Pas beaucoup de touristes. Seulement quelques personnes dans le Visitor Center - qui explique comment s’est formé ce lac immense - et quelques photographes sympas qui nous font découvrir notre premier animal du voyage : Spiderman, qui pour l’occasion a mis ses habits du dimanche. Faut quand même penser à faire les courses pour le piquenique et à reprendre la route. Il est 11 heures et il nous reste bien 275 miles à parcourir…..



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samedi 16 août 2008

Joachim : Mes Vacances à St Martin le Beau (Part 2)

Pendant mes vacances chez Papy-Mamy, il y avait aussi ma cousine Bébé Gaby avec Tonton et Julie. Elle est très mignonne Gaby mais elle dort beaucoup pendant la journée. Quand elle est réveillée, elle me regarde et fait des sourires. Moi, j’aime bien lui faire des petites caresses sur la tête, c’est doux. Et puis, elle se sauve pas quand j’arrive, comme le chat Paulette.

Un jour on est allé au château de Tours voir l’exposition de Monsieur Calder. C’était rigolo parce que Monsieur Calder, il a fait plein de petits moulins en ferraille qui s’accrochent au plafond et qui tournent quand on souffle dessus. C’était beau. J’en aurais bien ramené un pour mettre dans ma chambre.

Mamy m’a aussi emmené chez le coiffeur. Les dames sont gentilles avec moi. Elles me mettent une grande serviette autour de mon cou pour pas que les cheveux rentrent dans mon T-shirt. Je ne bouge pas parce que la dame a des ciseaux dans la main. Je voudrais pas qu’elle me coupe la tête. Quand c’est fini, tout le monde trouve que maintenant je ne suis plus un bébé mais un petit garçon. Moi, je trouve que je suis beau.

Et puis un après midi Papy et Mamy m’ont emmené voir des gros poissons. C’était rigolo, je courrais dans tous les sens et tout autour de moi, il y avait plein de poissons dans des grandes piscines. Dès fois, il y avait même des poissons qui me passaient au dessus de la tête. Il y avait aussi une grande piscine avec des gros poissons rouges qui venaient se frotter sur ma main quand je la mettais dans l’eau. J’en ai même caressé un. C’est beau les poissons, mais c’est un peu toujours pareil. Mais c’était quand même bien pour courir et jouer dans le bateau pour les enfants. Je veux bien y retourner.
Maintenant, Papa et Maman sont revenus. On va partir en vacances dans les Landes. Je vais retrouver le cheval et la chèvre. J’espère qu’ils vont me reconnaître.



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mercredi 13 août 2008

Joachim : Mes Vacances à St Martin le Beau (Part 1)

Une semaine chez Papy-Mamy, c’est chouette. On n’a pas besoin de se lever trop tôt pour aller chez Tata, la nourrice, et en plus je peux faire une grande sieste parce qu’à St Martin le Beau, c’est la campagne. Le matin, je vais acheter le journal et le pain avec Papy. Quand on remonte du bourg, on s’arrête toujours à l’église pour dire bonjour au bébé (il parait qu’il s’appelle Jésus) et à Jeanne d’Arc. On regarde aussi les lumières de toutes les couleurs, ça s’appelle des vitraux. Les couleurs, j’y comprends rien mais c’est beau, même qu’elles se reflètent sur les pierres du sol.
Une fois rentrés, s’il fait beau et que j’ai envie, on va faire un plouf dans la piscine. Je ne mets pas de bouée, ça sert à rien, je m’accroche à Papy. Il flotte bien mieux qu’une bouée et est bien plus confortable pour se promener dans l’eau.
Après c’est l’heure de manger. Je ne suis pas compliqué, je veux bien manger du riz avec un peu de gruyère, ou des pâtes, avec un peu de gruyère. J’aime bien aussi le poisson et les haricots verts avec un peu de gruyère. En dessert, je mange un yaourt avec un peu de sucre ou un petit filou, aussi avec du sucre. Pour faire couler, j’aime bien manger une gaufrette à Papy. En plus, Papy est très fier des gaufrettes, il dit qu’elles sont faites chez lui, à Pithiviers et que c’est un peu comme les madeleines de Proust. C’est où, Proust ?


Après la sieste, des fois, je participe aux travaux ménagers. Je fais le ménage pour aider Mamy. Elle trouve que ça l’avance autant que si c’était Papy qui le faisait.
Je ne sais pas si c’est un compliment ?


J’aide aussi papy quand il s’occupe de la piscine. C’est bien, il y a plein de gros tuyaux et deux moteurs : un pour la piscine, l’autre pour Nono, le robot qui nettoie la piscine. Parce que ça, Mamy elle dit qu’elle veut pas la nettoyer, la piscine.
Il y a aussi des gros robinets rouges à tourner et des trucs à visser et dévisser. Il faut aussi ouvrir et fermer le volet qui couvre la piscine parce tout le monde à peur que je tombe dans l’eau. Dès fois, je fais semblant de vouloir sauter, c’est rigolo, tout le monde se précipite sur moi !
On a fait aussi plein d’autre trucs pendant la semaine, je vous raconterai une autre fois.
Bisous.

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dimanche 13 juillet 2008

Bruce Springsteen : The Human Touch

Il y en a qui rêvent de rendre visite au Pape, d’autres qui veulent absolument aller en pèlerinage à La Mecque. Eh bien moi, j’ai d’autres valeurs, mes icônes sont païennes.
J’ai voulu voir Michael Jordan, j’ai vu Mike et son 23 magique. J’ai voulu voir Bob Marley, j’ai vu Bob et ses dreadlocks incandescentes.
Je voulais voir Bruce Springsteen et je ne l’avais pas encore vu.
C’est fait, le Boss m'est apparu ! Le 27 juin, au Parc des Princes, il est arrivé devant quelques dizaines de milliers de ses fidèles, que dis-je, de ses inconditionnels.
En regardant le gros plan, n’allez pas croire que j’étais là, écrasé depuis des heures devant la scène en attendant l’apparition. Non point ; notre grand âge, Philippe et moi, nous avait gentiment imploré de prendre une place assise à l’abri des mouvements des jeunes impétueux qui auraient cherché à nous écrabouiller pour tenter de toucher les chevilles ou les mollets du Boss. A partir de là, pas question de suivre le spectacle sur la scène ; il aurait fallu une longue vue ! Heureusement, les écrans géants fonctionnaient fort bien et les cameramen étant mobiles, caméra sur l’épaule, ça donnait ma fois, un spectacle vidéo fort bien réussi.
Et puis, on se dit que si on n’y voit pas grand-chose des rictus de Bruce, au moins on va en prendre plein les oreilles. Et là, il faut bien avouer que c’est quand même LA déception : le son est tout pourri ! On entend à peu près convenablement la voix et les guitares. Pour le reste, c’est un magma confus de batterie-basse-claviers qui nous arrive aux esgourdes. Dommage, grand dommage ! Mais toutes ces déceptions vont être balayées par la prestation énergique de Bruce, trois heures durant, du jamais vu depuis le grand Jacques (Higelin bien sûr, pas Chirac, imbéciles !). En plus, le Bruce, qui sait que son dernier album n’a pas remué les foules, nous fait le coup du best of. Le petit jeu du blind date peut commencer : on écoute l’intro et on tente de deviner le titre du morceau, et ensuite on hurle à tout tête les refrains, quand on s’en rappelle, sans quoi on crie quand même. Pratiquement aucun temps mort, excepté pour nous dire en français combien il nous aime.
C’est cool !
Et nous on est là, en extase, le temps est suspendu. On est venu, on l’a vu, il nous a convaincu ! Bruce, t’es vraiment le Boss !

In a world without pity
Do you think what I’m asking is too much,
I just want to feel you in my arms,
Share a little of that Human Touch,
Feel a little of that Human Touch,
Give me a little of that Human Touch.
(Human Touch – 1992)
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jeudi 3 juillet 2008

La Rencontre des Anges

En marge du mariage, un petit «grand évènement » a eu lieu en cette fin de semaine : notre Joachim a fait la connaissance de sa nouvelle petite cousine Gabrielle (dénommée par ses soins Bébé Bady).
Evidemment, les paparazzis étaient présents pour couvrir l’évènement. Ce qui nous vaut deux superbes photos (à mes yeux partisans).


Tata Julie qui craignait un peu pour la petite merveille avait dit à JoJo : « fait une caresse ». Ce qui nous vaut cette attitude Michel Angelienne du toucher de doigt de « La Naissance d’Adam » de la Chapelle Sixtine. Quand j'étais jeune (il y a longtemps, je sais), je pensais que c'était la Chapelle Sixteen, en honneur de la période dorée des Beatles!


Vous ne trouvez pas ? C’est pas grave, j’avais envie de mettre un Michel Ange dans mon blog. Fallait juste trouver l’occase.


Sur l’autre, il s’agit de trouver la pensée profonde de JoJo , est-ce ?
- ben dis donc, c’est elle qui crie aussi fort quand elle a faim ?
- bon, faut-il que j’aille écrire mon nom tout de suite sur le bac à sable pour pas qu’elle me le pique ?
- est-ce que je vais me faire piquer la vedette à la Molardière?
Je vous laisse en imaginer d’autres….