mardi 27 janvier 2009

USA 2008 - Part 13 - Big City

Mardi 26 Août : San Francisco ; nous voilà !
En fait, nous sommes arrivés lundi soir. La route entre Yosemite et SF n’est pas très longue, mais on n’est tellement pressés d’arriver qu’on a l’impression de ne pas avancer.
Il faut d’abord descendre de la montagne pour arriver dans la grande plaine californienne : vergers extraordinaires à perte de vue. Toutes les variétés de fruits se côtoient pendant des kilomètres sous un soleil de plomb et des arroseurs à se demander d’où ils peuvent bien pomper toute cette flotte. C’est sûr qu’ils vont nous assécher la planète, à force.
Et puis, de manière progressive, les routes grossissent, les voies s’ajoutent, passent par-dessus, par-dessous, nous signalant l’arrivée proche d’une très grosse ville. Nous arrivons directement et sans encombre à l’aéroport où nous disons bye-bye à notre chère petite voiture que je n’ai même pas eu l’idée de prendre en photo souvenir. Elle a pourtant été bien brave tout au long de ces 2238 miles (3600 km), mais pour San Francisco, pas besoin de voiture. Notre hôtel est en plein centre. On se déplacera donc en bus.
L’arrivée dans ces grandes villes américaines (sauf Los Angeles) est toujours aussi hallucinante. On traverse des banlieues industrielles comme on peut en voir n’ importe où ailleurs et d’un seul coup, bing, on se retrouve tout petit au beau milieu de gratte-ciel interminables. C’est dingue !
Je vous recommande notre hôtel : le Handlery Hotel. A deux pas de la place centrale de San Francisco, Union Square. De là, il nous reste 4 jours pour découvrir la ville.

On décide de commencer par ce qui est le plus proche de chez nous, le quartier des affaires, Financial District : donc des grands buildings.
Des vieux en brique, des un peu moins vieux en béton et des beaucoup plus récents en acier et verre.

Quand on est dans la rue, on repère immédiatement ces bons vieux camions Coca Cola qui nous rappellent combien il fait soif ! Si on se sent un peu étouffé, on a toujours la solution de regarder en l’air pour gober un peu de ciel bleu, à défaut d’air frais.

Dans le skyline de San Francisco, il y a un gratte-ciel qui identifie immédiatement la ville. C’est celui-ci : le Transamerica Pyramid. Sa forme est assez unique. Il a longtemps été le plus haut gratte-ciel de la côte ouest avec ses 260 mètres et 48 étages. Il a été construit en 1972 et héberge environ 10 000 salariés qui bossent dans les bureaux de différentes compagnies.

Autre bâtiment célèbre de ce quartier, c’est la façade du Musée d’Art Moderne de la ville, le SFMOMA. On y trouve comme partout des œuvres finalement assez classiques (Matisse, Derain, Magritte, Arp….) mais aussi d’autres « trucs » qui permettent d’ouvrir l’éternelle question : est-ce que ce « truc », c’est de l’art ou du bluf ?
En tout cas, au dernier étage, une chouette expo temporaire sur de jeunes peintres dissidents chinois réconcilie tout le monde.

Some people here got it real good
Cause the glass towers bring prosperity
Other people starve in the street
Because concrete knows no sympathy
Big city it's a wishing well
Big city it's a living hell
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lundi 5 janvier 2009

USA 2008 - Part 12 - Old Man

Lundi 25 Août : Nous allons faire une belle ballade dans un endroit privilégié : Mariposa Grove. Déjà en lui-même, ce nom est intéressant en cela qu’il associe un mot américain à un mot espagnol. Signe qu’on est bien en Californie ! On peut traduire l’ensemble par le Bosquet aux Papillons. En fait, c’est pas les papillons qu’on vient voir, mais les séquoias géants. Rendez vous compte, ces ancêtres de plus de 1000 ans et de près de 70 m de hauteur sont toujours debout. Ils auront résisté à tous les outrages et plus particulièrement au feu et aux bucherons. Au feu parce que le bois de séquoia résiste assez bien. Quand aux bucherons, imaginez les premiers d’entre eux quand ils ont découvert cette forêt. Ils ont du immédiatement voir miroiter des liasses de dollars en rêvant de débiter des planches rectilignes de 70 m de long ! En fait, le séquoia est malin, quand on le fait tomber, il se casse en mille morceaux comme du verre ! Catastrophe ; tout juste bon à faire des cure-dent, le séquoia. Ca lui a sauvé la vie.

En plus, même mort, il résiste ! Son bois est quasiment imputrescible. Le spécimen que vous voyez sur la photo (the Fallen Monarch = le Roi Déchu) est tombé il y a plus de 300 ans. A remarquer également : les racines qui couvrent une très large circonférence mais ne sont pas profondes du tout.

Chaque arbre a son nom et son histoire. Celui-ci s’appelle le Grizzly Géant. On ne sait pas son âge. Il a été estimé à 2700 ans il y a quelques années, mais des analyses plus récentes le rajeunirait peut être d’un bon petit millénaire ! 30 m de circonférence à la base et des branches plus grosses que n’importe quel autre tronc d’arbre existant. Evidemment, vu d’en bas, on se sent comme une fourmi au pied d’un poireau.

Un petit dernier pour la route : le California Tunnel Tree qui a été taillé en 1895 pour laisser passer les voitures. C’est le dernier arbre tunnel encore debout. Il est bien évident que creuser un tel tunnel dans le tronc fragilise beaucoup l’arbre.


Le chemin est très agréable, même si ça monte pas mal. On est quand même à plus de 2000m au plus haut du parcours. Arrivé en haut, les papillons nous attendent. Ils sont forts ces américains ! Chantal tend la main, un papillon vient se poser, histoire de faire quelques photos, puis repart. Que demande le peuple !


Old man take a look at my life
I'm a lot like you
I need someone to love me
the whole day through
Ah, one look in my eyes
and you can tell that's true.

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vendredi 2 janvier 2009

Bonne Année !

Je laisse le soin à Joachim de vous souhaiter une bonne année 2009, pleine de bonnes assiettes de nouilles en pâte à modeler rouge, verte, bleue ou jaune. Joachim peut également vous préparer des requins, des tortues ou des hippocampes !
Domy et moi, vous souhaitons une année 2009 aussi bonne et riche (émotionnellement bien sûr) que l’a été 2008 pour nous.
Une naissance, un mariage….des évènements qui ne s’oublient pas. Les enfants nous auront gâtés !
La famille et les amis toujours présents, quelque argent de côté pour continuer à visiter d’autres paysages et d’autres personnes. Que demander de plus ?

Quand je vous disais que nous avons été gâté : nous avons eu le bonheur de partager quelques jours de fin d’année avec les enfants et bien sûr Joachim et Gabrielle. Ce fut exceptionnel ! Le Jojo a un bagout incroyable et un vocabulaire étonnant. Gaby est une joviale bambine qui rit dès qu’on la regarde et qui s’intéresse à tout ce qui bouge autour d’elle.

Tous les deux ont pu passer quelques moments ensemble. Joachim expliquant à Gaby comment on fait les puzzles.

On a même pu avoir une petite séance de « pose photo » de Noël, chacun avec son bébé !
On rentre donc dans cette année 2009 avec le moral au beau fixe, même si on sait bien que tout ne sera pas toujours aussi rose, que certains d’entre nous auront besoin à un moment donné, d’aide, d’écoute ou d’attention.
Alors, nous serons là, comme nous savons que vous le serez aussi.
Encore une fois, bonne année 2009 !

I get by with a little help from my friends,
I'm gonna try with a little help from my friends
I get high with a little help from my friends
Yes I get by with a little help from my friends,
(Lennon - McCartney)

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mardi 23 décembre 2008

USA 2008 - Part 11 - In the Forest

Dimanche 24 Août : Après des routes linéaires interminables, nous arrivons face à un bloc montagneux. C’est l’entrée Est du parc de Yosemite. Ca nous change. Une belle route en lacets et nous retrouvons des paysages typiques de montagne. Nous traversons le parc d’est en ouest par cette superbe Tioga Road, fermée aux véhicules une bonne partie de l’année. La neige envahit le parc d’octobre à mars/avril. Cette période doit être un vrai bonheur pour tous les ours et autres animaux de se retrouver seuls, sans les randonneurs. Parce que ce parc semble vraiment être le paradis des randonneurs. Des centaines de kilomètres de pistes balisées. Pour nous, c’est plutôt différent, ce sont plutôt des centaines de voitures en procession sur cette route qui serpente. Tout ce petit monde reste très cool. Dès qu’une place de refuge est libre, une voiture s’arrête pour immortaliser le paysage avec Madame au premier plan, on inverse à l’arrêt suivant !

Sur mes photos, vous voyez bien que je fais un exploit : il n’y a pas d’être humain dans l’objectif. J’aime pas ça, je trouve que ça gâche. Surtout quand on regarde la photo quelques années après ! Le paysage, lui, a le mérite de s’user moins vite. Ca demande parfois de belles contorsions au bord d’un précipice. J’ai vraiment pas la vie facile.
On plonge finalement dans la vallée de Yosemite. Superbement creusée par la rivière Merced. Un véritable petit paradis de tranquillité sur terre. C’est d’ailleurs pour ça que pendant près de 4000 ans, des indiens Miwoks y auront coulé des jours heureux. Plein de bonnes bestioles à manger, de l’eau bien naturelle coulant des glaciers, une terre fertile pour y faire pousser quelques légumes. Devait arriver ce qui arriva, des trappeurs chercheurs d’or et de fourrures arrivent, trouvent le coin sympa, font venir leurs familles, qui trouvent le coin sympa et qui commencent à faire venir des potes en vacances et à construire des hôtels. Ces pauvres Miwoks tentent bien une petite révolte qui se traduit par une extradition avec perte et fracas quelque part dans un désert aride du Nevada ou de l’Arizona. Heureusement qu’un pionnier écossais, un peu moins idiot que les autres aura la bonne idée de se battre pour faire reconnaître l’endroit comme parc national dès 1864, évitant que la vallée ne se transforme en un énorme site industriel. Sans quoi, on ne serait jamais venu là pour admirer les trois merveilles locales. La première, vous ne la verrez pas. C’est une cascade de 400 m qui se jette à la verticale dans la rivière Merced. Sauf que l’été, elle est à sec ! Même pas le moindre petit filet d’eau à vous montrer.

Par contre, ce que vous voyez au dessus s’appelle le Half Dome. C’est un sommet granitique qui culmine la vallée à l’Est, aux alentours de 1500 m mais dont le sommet s’atteint difficilement car la pente est à 30% et il faut s’accrocher à un cable pour monter et récupérer sa photo et son diplôme. On a préféré ne pas risquer l’entorse.

La troisième vedette de la vallée c’est ce piton abrupt qui porte le joli nom d’El Capitan. C’est le préféré des alpinistes. Une des ascensions les plus compliquées des Etats-Unis. El Capitan n’a été vaincu pour la première fois qu’en 1958 par une cordée qui mettra 47 jours pour monter les 2307m ! C’est du haut de cette montagne que le premier saut en base jump a eu lieu en 1978. Rien qu’à penser à tout ça, on est crevés ! On regagne notre gite dans la forêt.

By the sacred grove, where the waters flow
We will come and go, in the forest.
In the summer rain, we will meet again
We will learn the code of the ancient ones
In the forest



samedi 13 décembre 2008

USA 2008 - Part 10 - This Hard Land

Vendredi 22, Samedi 23 août : Grande traversée sur deux jours de l’ouest américain pour joindre notre prochaine étape : Yosemite National Park. Une bonne quinzaine d’heures de route sur des highways rectilignes et interminables. Pour moi, c’est en traçant ces chemins qu’on pénètre vraiment l’âme américaine. On est loin des Big Cities grouillantes de monde avec des enchevêtrements autoroutiers et des gratte ciels de cent étages. La, on est ras la moquette, accrochés à notre ruban de bitume et on se réjouit de voir de temps à autre un croisement avec une station service et un fast food. Dans la première partie, une fois quittées nos montagnes des Tétons, nous traversons la grande plaine fertile de l’Idaho, jadis terre des indiens shoshones et de milliers de troupeaux de bisons. Ces braves trappeurs venus d’Europe auront vite fait de venir s’y installer, le long de la splendide Snake River, chassant les indiens bien plus loin, dans la steppe du Nevada ou bien, pour ceux qui ne voulaient pas bouger, les regroupant dans des réserves. Cette terre d’Idaho, Land of Potatoes (c’est écrit sur les plaques minéralogiques des bagnoles) est devenue le fournisseur officiel de patates du pays. Un tiers de la consommation nationale y est produite ! Ca vaut bien un musée de la patate situé dans la charmante ville de Blackfoot. Dommage, on n’a pas le temps de visiter.

Notre étape pour la nuit se trouve à Elko, dans le nord du Nevada. Une grosse bourgade au milieu de nulle part. Pourquoi diable des êtres humains sont-ils venus s’installer là ? Au départ, pendant des siècles, les indiens shoshones. Ensuite, les explorateurs qui partent de la côte pacifique pour découvrir l’est. Ils suivent la vallée de la rivière Humboldt et trouvent le coin pas trop mal pour poser un camp. Arrivent ensuite des chinois qui travaillent à la construction des voies ferrées. C’est à Elko que se fait la jonction historique des voies de la Central Pacific et de la Union Pacific. Ils s’y installent. Des basques viennent aussi s’installer pour élever les moutons. Elko devient une plaque tournante de la route ouest-est. Maintenant, l’activité principale, comme dans toutes les villes du Nevada, ce sont les casinos. Rien à voir bien sûr avec le luxe de Las Vegas, mais tous les hôtels ont quand même leurs salles de jeux. Dominique tentera bien de se constituer un petit magot, mais sans succès.


Nous repartons de bonne heure le lendemain matin, à l’inverse des explorateurs, direction ouest, sur une très confortable autoroute. Nous ne doublons ou croisons pratiquement que de gros camions avec deux ou trois remorques sur cet axe Portland – Salt Lake City. Après quatre heures de route, nous changeons de direction : plein sud pour rejoindre l’entrée est de Yosemite. On est vraiment dans la steppe. On se demande bien de quoi peuvent bien vivre les quelques indiens qui se sont réfugiés ici. Heureusement qu’il y a toujours quelques machines à sous dans les stations service – bars qui jalonnent la route.

Et puis, comme un mirage, nous nous retrouvons au bord d’un lac superbe, d’un bleu et d’une clarté magistrale, avec les nuages qui se reflètent dedans. Et une chaleur à ne même pas mettre un indien dehors sans risquer de le retrouver transformé en brochettes de bison. Il nous restera ensuite une ligne droite ininterrompue d’environ 50 km avant d’entrer dans la montagne pour découvrir ce nouveau parc : Yosemite.

From the rock on the mountainside
We been blowin' around from town to town
Lookin' for a place to stand
Where the sun burst through the clouds and fall like a circle
A circle of fire down on this hard land
Now even the rain it don't come 'round
Don't come 'round here no more
And the only sound at night's the wind
Slammin' the back porch door.

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lundi 24 novembre 2008

USA 2008 - Part 9 - Jackson Hole

Mercredi 20, jeudi 21 août : Voilà notre cabane douillette de Colter Bay, au bord du lac Jackson. En fait ce sont d’authentiques cabanes de trappeurs qui ont été restaurées et transportées ici pour les besoins des touristes. Le mobilier est restreint mais les lits sont hyper-confortables, donc tout est pour le mieux pour nos vieux os. L’ancienne partie « garde manger/réserve » a été transformée en salle de bain. C’est bien la première fois que je dors dans une cabane !

Sur ces deux jours, nous décidons de longer le lac Jackson vers le sud pour aller jusqu’à la ville de Jackson Hole (Wyoming). C’est une petite ville au pied des Tétons qui doit se remplir l’hiver, pendant la période de ski. L’été, c’est en fait uniquement une grande avenue avec des boutiques de chaque côté, décor western garanti . De belles boutiques de cowboys où vous pouvez acheter tout ce que vous voulez qui peut se fabriquer avec des ramures de cerfs, des peaux de vaches et du fer forgé. Eventuellement, pour améliorer l’esthétique vous pouvez rajouter quelques vieux fusils, des éperons, et autres outillages. Vous avez ainsi de magnifiques tables de salon, luminaires extravagants, fauteuils….Je n’ai pas osé prendre de photos à l’intérieur des magasins. Je vous laisse quand même apprécier cette nouvelle arche en bois de caribous à l’entrée d’un parc. Il y en a 5 du même type dans Jackson Hole ! Pour Noël, avec de belles guirlandes, ça doit jeter!

Au cours de notre ballade nous aurons l’occasion de rencontrer un personnage que nous avions croisé plusieurs fois sur la route dans le parc de Yellowstone : le plus vieux bus du parc (je crois qu’il date des années 50) et son chauffeur, futur jeune retraité californien en 2009, fier comme Artaban devant sa merveille rutilante.

Et puis nous ferons quelques petites ballades autour du lac pour bien profiter de ce beau spectacle. Nous aurions bien aimé (bof !) rencontrer enfin un bon gros nounours, mais ce ne sera pas encore pour cette fois. Il faudra attendre le prochain parc : Yosemite. Le temps de prendre un petit bain (tout seul, comme d’ab, personne n’a voulu me suivre, je resterai un incompris !) et nous partions pour une descente de la Snake River en rafting. Très alléchant sur le papier, sans intérêt en réalité. On aura passé deux plombes assis sur des boudins en caoutchouc à tenter de voir un animal qui aurait l’amabilité de venir se désaltérer dans la rivière. Mais que nenni, pas plus de cerf, d’ours, de lynx ni de castors qui avaient du déserter leur maison en nous voyant arriver. Tout juste un beau petit aigle nous regardant passer sous sa branche ; d’un air dédaigneux. En plus ça pelait. Dès fois on a bon, des fois, on a tout faux. Là, c’était tout faux !

Don’t take no wedding ring, don’t set no trap
We’re chasing freedom at the end of the map
Life's gonna be better now, better in Jackson Hole

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dimanche 16 novembre 2008

USA 2008 - Part 8 - Shout



Direction le nord du parc pour notre dernier lieu à visiter : les Mammoth Hot Springs Terraces. En fait, ce sont des sources d’eau chaudes qui coulent le long de la montagne en créant des terrasses de concrétions. Ces différents gradins se superposent et ont une hauteur qui peut varier de quelques centimètres à quelques mètres.
Normalement, en fonction de leur profondeur et de la température de l’eau, les bassins prennent des couleurs variant du bleu pâle au vert émeraude.
Mais manque de pot pour nous aujourd’hui (fallait bien que ça arrive), les robinets du centre de la terre sont fermés, et les bassins sont vides. On a donc « seulement » sous les yeux, ces grands bassins de concrétions d’un blanc pénétrant qui fait enrager ceux qui ont oublié leurs lunettes de soleil.



Quand même, dans la partie basse, nous trouvons cette partie irriguée avec encore de belles petites cascades colorées de rose.


Et puis un peu plus loin dans notre ballade, nous apercevons ce bloc étrange qui me fait de suite penser à l’être torturé de la plus célèbre peinture d’Edvard Munch : Le Cri.
Alors de retour « at home » je me permets de retrouver cette toile, d’en extraire le détail principal, de le blanchir et de le flouter pour le mettre à côté de ma photo, histoire de comparer et de vérifier si ma vision était bonne ou pas. Je vous laisse juger.
Chacun voit bien ce qu’il veut voir dans la nature….



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dimanche 2 novembre 2008

USA 2008 - Part 7 - River Deep, Mountain High

Mardi 19 août : deuxième journée à la découverte de Yellowstone. En entrant dans le parc, nous longeons tout d’abord la Lewis River, petite rivière tranquille qui emporte les eaux du lac du même nom situé dans la partie sud du parc vers la Snake River. Celle ci fera un très long parcours de plus de 1 500 km vers l’ouest pour aller se jeter dans la Columbia River, puis dans le Pacifique, à l’ouest de Portland.
Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que quelques kilomètres plus loin, nous allons rencontrer la Yellowstone River, dont le destin est totalement opposé, puisque ses eaux remontent vers le nord pour aller se jeter dans le Missouri qui entreprendra une grande plongée vers le sud, à la rencontre du Mississipi et du Golfe du Mexique, à New Orleans. Nous franchissons donc une ligne magique qui fait que d’un côté, une goutte de pluie ira visiter le Pacifique alors que sa copine, tombée un poil plus au nord, rendra visite aux alligators du bayou de la Louisiane. Vous vous en fichez ? OK, alors, on continue.


Figurez vous qu’avant d’aller se jeter dans le Missouri, la petite Yellowstone River s’est creusé un chemin magnifique dans un canyon de rêve, certes pas aussi grand ni profond que le Grand Canyon du Colorado, mais quand même exceptionnel.

Comme ils savent si bien le faire, les américains ont tout prévu. Vous pouvez aussi bien prendre votre sac à dos et partir pour des randonnées interminables, ou bien circuler avec votre voiture et vous arrêter sur les différents points de vue qui sont rendus facilement accessibles aux handicapés. Nous choisissons la solution intermédiaire : les petits chemins qui nous emmènent vers les sites les plus remarquables à partir des points de vue panoramiques. Vous inquiétez pas, c’est quand même pas de tout repos. Ca permet d’éliminer les extra-calories apportées par les Doritos et la root beer.
Vous constatez qu’on est bien descendu au fond du canyon. On a même réussi à remonter tranquilos, le long de la cascade. Un superbe escalier avec des paliers munis de bancs bienveillants. S’il n’y avait eu que moi, je ne me serais pas arrêté, mais vous me connaissez, je ne veux pas abandonner ce cher Kiki et nos femmes, donc je les attends et je profite du paysage. Quelqu’un a dit faux cul ?

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samedi 25 octobre 2008

Joachim, 2 ans !

Le 18 septembre, c’était mes deux ans. Je me rends pas bien compte de ce que c’est deux ans. Ca doit en faire des dodos. Chez Papy et Mamy, il avait Gabrielle qui était venue avec tonton et tata. Il y avait aussi Grand Papy et Grand Mamy. J’ai montré à Gaby comment j’avais appris à bien danser à la crèche. Gaby, elle aime bien ça, ça la fait rire.

Quand c’est l’anniversaire, il faut faire un gâteau. Normalement, c’est un gros gâteau avec de la crème dessus et plein de couleurs. Mais Mamy elle dit que j’aime pas ça, les gâteaux à la crème. Alors elle en fait pas. C’est tata Julie qui a fait celui là, il avait des belles couleurs mais on les voit pas sur le dessus. C’est juste quand il est coupé qu’on les voit, les couleurs, dans le dedans. Il y a du jaune et du marron. Le marron c’est du chocolat. J’aime bien ça, moi, le chocolat.

Mais ce qu’il faut surtout, c’est mettre des lumières sur le gâteau. Comme Maman a dit que j’ai deux ans, elle a mis deux lumières. C’est parce que après, il faut souffler les lumières avant que le gâteau prenne feu. Alors si on mettait plus de lumières je serais pas assez fort pour les souffler toutes. Papy lui, il pourrait les souffler toutes, ses lumières, mais il faudrait faire un plus gros gâteau pour pouvoir les mettre !

Quand on a bien soufflé, après tout le monde me donne un cadeau. C’est bien, l’anniversaire. Il faut d’abord déchirer le papier doucement pour essayer de voir ce qu’il y a dans le cadeau. Et puis après, on peut jouer. Vivement mes trois ans !


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dimanche 12 octobre 2008

USA 2008 - Part 6 - Wild World

On nous avait prévenus : attention aux ours!
Si on en rencontre un, il ne faut pas courir, ne pas sauter, ne pas grimper aux arbres (ça ne risque pas trop, sauf décharge intense d’adrénaline).
Ce que l’ours n’aime pas du tout, c’est que l’humanoïde en face de lui ait de la bouffe dans son sac à dos ou dans la poche de son short. Il est capable de tout pour une barre d’Ovomaltine ou 3 raisins secs.
Rester immobile, ne pas regarder l’ours dans les yeux, lui parler tranquillement et se mettre en boule, la tête dans les mains et les fesses en l’air…et attendre que l’ours nous trouve totalement ridicule dans cette position et passe son chemin.
Finalement, l’ours n’est pas sympa, contrairement à ce qu’on veut bien nous faire croire dès la naissance. S’il vous plait n’achetez plus d’ours en peluche. Changez de bestiole. Choisissez un truc beaucoup plus cool : un écureuil, une souris, une sauterelle. Tout sauf un ours.



Et pourquoi pas un bison ? Parce que finalement et heureusement, si on n’a pas vu d’ours, on a vu des bisons. Et ils sont cools, les bisons. Ils se baladent en famille, traversent les routes du parc au moment qu’ils ont décidé.
Avec eux, c’est pas compliqué le code de la route. C’est un peu comme avec les gendarmes : le bison a toujours priorité. Et compte tenu du visage aimable et du front intelligent qu’ils ont (j’irai pas dire « comme les gendarmes ! »), vaut mieux laisser passer. Un coup de boule de bison, ça doit bien projeter dans les 50 mètres !
Mais en même temps, ça a l’air gentil quand même (pas comme les gendarmes) et ma fois, un bison en peluche, ça ne devrait pas faire peur aux enfants. Encore une différence avec les gendarmes !



A moins que vous ne choisissiez le cerf, l’élan, le caribou ou toute autre espèce animale munie de bois (non, non, les gendarmes n’en n’ont pas ; ils ont des moustaches, un peu comme les otaries). On en a vu beaucoup ici, des bêtes à bois. En voici un petit échantillon.
Pour les gendarmes, il y en a aussi ici, vous inquiétez pas, mais beaucoup moins qu’en France où il se reproduit très bien. Il parait que c’est le climat politique qui veut ça. La variété du gendarme femelle (on la reconnaît parce que la plupart du temps, elle n’a pas de moustaches), se répand plus vite que la variété mâle, ce qui peut laisser penser que bientôt, si on ne trouve pas d’animal prédateur du gendarme, celui–ci pourrait envahir totalement le pays, au détriment des autres espèces.
Chez les humains, le gendarme à sa préférence envers ceux dont la chair est imprégnée d’alcool ou fumée au cannabis. Le gendarme met en place toute une stratégie pour coincer ses proies quand elles sont dans leurs vehicules, souvent sur un rond-point. C’est plus facile pour les arrêter. Faut faire gaffe.
Finalement, on devrait peut être rester aux Etats-Unis.

If you want to leave, take good care
I hope you have a lot of nice things to wear
But then a lot of nice things turn bad out there
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