samedi 5 décembre 2009

Berlin, c'est fini.


De retour à Berlin, une nouvelle fois, mais aussi sans doute définitivement la dernière, en tout cas dans le cadre du boulot. Passer la main, c’est pas facile, même si le départ se fait dans de bonnes conditions. Je retrouve donc « ma » Potsdamer Platz une dernière fois, avec le même temps pluvieux qu’en Touraine, mais quelques degrés en moins. Sous le toit géant du Sony Center, les petites cabanes d’un marché de Noël sont en construction. L’odeur des saucisses et du vin chaud à la cannelle va prendre le dessus pour un bon mois et demi.

N’ayant pas beaucoup de temps, je décide de « boucler la boucle » en retournant sur le Kurfurstendamm, la grande avenue commerciale de Berlin Ouest, avec tous ses commerces de luxe et surtout le célèbre KaDeWe, équivalent berlinois de nos Galeries Lafayette.
Je n’étais pas revenu là depuis ma première visite, en 2001 je crois.
En fait, rien n’a vraiment changé ici. On retrouve cette église bombardée en 1943 par les alliés. C’est l’église dédiée à l’Empereur William 1er. Toujours très réalistes, les allemands lui donnent maintenant le nom de « la dent creuse ». Plutôt que de la restaurer, il a été décidé d’en faire un musée du souvenir. Un nouveau campanile et une nouvelle église ont été construits et inaugurés en 1961. C’est l’œuvre de l’architecte Eigon Eiermann. L’intérieur est somptueux avec ses 20.000 blocs de verre bleu disposé dans chacun des « carrés » visibles de l’extérieur, tout droit venus de Chartres.

Autre œuvre symbolique sur ce boulevard, la sculpture des époux Matschinsky-Denninghoff. Installée bien avant la chute du mur, elle est pour moi le symbole de la volonté de réunion des deux Allemagne. Construite en acier, symbole de la puissance industrielle de l’Allemagne, ses bras tentaculaires partant de part et d’autre de l’allée piétonne (qui pourrait représenter le mur), trouvent dans les airs la force de s’entrelacer pour ne faire qu’un. Belle histoire.

Voilà, mon histoire berlinoise se termine là, sur ce nouveau symbole mystérieux.
C’est un néon bleu incrusté dans le pavé mouillé de la Potsdamer Platz.
Un « slash » et un point.
Double ponctuation pour bien montrer que l’histoire est finie.


Voilà c'est fini
Aujourd'hui ou demain
C'est l'moment où jamais
Peut-être après demain
Je te retrouverai.
(Voilà, c’est fini – Jean Louis Aubert – Bleu, Blanc, Vert – 1989)

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